samedi 4 mai 2013

Un an, déçu est l'espoir

Putain, déjà un an et cette drôle d'impression que si il y a bien des raisons d'être déçu de ce début de quinquennat de François Hollande, il pourrait y avoir quelques lueurs d'espoir que la France "se relance" enfin.

Comme à chaque élection présidentielle, un espoir de lendemains meilleurs est suscité chez les Français. C'est un sentiment collectif qui s'accentue ou s'atténue en fonction de la réussite de chacun. Cette fois avec François Hollande, c'est la jeunesse qui était sous les feux de la rampe de sa campagne électorale, et ce sont ces jeunes qui, en entrant dans la vie active, découvrent une situation de l'emploi catastrophique.
Si cette situation est la résultante d'une accumulation d'erreurs politiques qui ne sont pas à mettre qu'au crédit de l'action gouvernementale actuelle, François Hollande doit maintenant prendre toutes ses responsabilités.
Inverser la courbe du chômage semble devenu impossible avant la fin 2013 vu la situation et les prévisions économiques du pays. Nous pourrions être à la limite de la récession, faute de croissance, il n'y aura pas de créations d'emplois en nombre supérieur aux suppressions d'emplois. Dès lors, François Hollande devra infléchir sa politique de rigueur budgétaire et relancer l'économie par le seul moteur de la croissance qui est en train de s'éteindre : la consommation.

Si il pouvait être considéré nécessaire de débuter ainsi le quinquennat, la récession économique impose la relance. C'est au pied du mur que François hollande se révèlera enfin comme président, il faut l'espérer.

dimanche 28 avril 2013

Drôle d'idée que celle de l'union nationale

Comment expliquer ce sondage qui dit que 78% des français seraient pour l'union nationale, pour qu'un gouvernement soit formé avec des personnalités du centre, de droite et de gauche ?

Quel intérêt y a t-il à considérer que l'entrée d'un François Bayrou puisse changer les choses ? Croyons nous vraiment que ce sont les personnalités qui font l'efficacité des mesures politiques ou le débat d'idées ?

La moitié des personnes interrogées estiment qu'un gouvernement d'union nationale serait plus armé pour lutter contre le chômage. Oui mais en quoi ? Il me semble que les mesures prises sur le pacte de compétitivité ou les modifications du code du travail suite aux négociations d'avec les syndicats sur l'ANI ne sont pas des mesures proprement de gauche. Elles sont en tout cas considérées dans la droite lignée de ce que pouvait faire le gouvernement précédent. Alors quel intérêt ?

Ça m'évoque surtout le désappointement des personnes interrogées. Juste un an après l'élection de François Hollande, les Français semblent impatients de voir enfin les effets du "changement" annoncé. Et puis, y a le phantasmes des journalistes, des enquêteurs des instituts de sondage, toujours prêts à réécrire l'histoire, à bercer d'illusions l'électorat.

vendredi 26 avril 2013

Emploi-Chômage, les raisons de l’échec de F.Hollande

On n'a pas attendu de connaitre les derniers chiffres du chômage pour estimer que les politiques mises en oeuvre pour soutenir l'économie, pour relancer la création d’emploi, ne sont pas efficaces. Créer de l'activité ça ne se décrète pas, ça se construit, et force est de constater qu'en la matière le gouvernement patine.

Hésitant entre une politique de l'offre de libéralisation des règles du travail et d'interventionnisme de l'état, comme sur les emplois aidés ou la relance par les grands travaux ; contraint par une politique de rigueur budgétaire, les résultats ne sont pas là.

Compétitivité à la limite de l’incompétence.  Du coup, quand François Hollande hésite, les remèdes sont pires que le mal. Un vrai libéral souhaitant baisser le coût du travail aurait réorienté le financement de la protection sociale pour alléger réellement la feuille de paie du salarié. Là ce qui a été choisi, c'est une mesure très mal connue des petites entreprises, les crédits compétitivité, sorte de subvention d'Etat qui ne représente que 4 à 6% du bulletin de paie.

F.Hollande a ici cédé aux sirènes hurlantes du vil libéral qui depuis des décennies klaxonne sur le coût du travail, mais a mis en place une mesurette qui coûte cher (20 milliards) et déjà considérée inefficace. Les premiers retours d’expérience sont affligeants, cet argent public va dans les poches des actionnaires, les entreprises se sont adaptées à cette nouvelle opportunité fiscale.

Divisé sur les règles du travail. Là aussi, force est de constater que François Hollande s'est laissé influencer par le croquemitaine de droite. Comme ces histoires qu'on raconte aux enfants pour leur faire peur et les rendre plus sages, la peur de ne pouvoir licencier un salarié embauché l'a emporté sur la raison politique.

Les accords compétitivité emploi ne permettront pas de créer de l'emploi, quand l'UMP propose encore hier un contrat unique pour unique raison de ne plus permettre de droit particulier, on peut se demander où François Hollande va puiser ses idées pour alimenter sa boite à outil qu'il met tant en avant.
Depuis quand un nouveau contrat de travail ou de nouvelles règles du code du travail permettent-elles de créer de l'emploi ? C'est l'innovation, le génie des hommes, qui le permet, le reste n'est que littérature.

François Hollande n'est pas le seul coupable, l'activité économique dépendant aussi de nos voisins, les pays Européens commencent à réaliser que le calendrier de remboursement des déficits imposé par Bruxelles est un frein pour sortir de la crise. Mais puisque nous sommes en cette première année de quinquennat sous le joug Bruxellois, les contraintes budgétaires mettent encore plus d'importance à l’efficacité des mesures politiques qui se font rares.

Et pendant ce temps le chômage augmente.

mercredi 24 avril 2013

Pour que le mariage Gay ne soit pas invalidé !

Stop ! Arrêtons là les manipulations stériles, le mariage pour tous a été adopté, le retoquage par le conseil constitutionnel pour invalider le texte de loi montrerait une fois de plus que ce pays ne sait pas se réformer. Ce serait une nouvelle preuve de l'impuissance législative, de l'incapacité d'un gouvernement à gouverner. La preuve s'il en fallait encore que la cinquième république est à bout de souffle.

 A peine le projet de loi adopté, les Sénateurs UMP ont annoncé la saisine du conseil constitutionnel mettant en avant des raisons plus ou moins sérieuses. La plus douteuse est celle qui consiste à penser qu'il faut modifier la constitution pour réformer l'institution du mariage, c'est oublier que le conseil constitutionnel a reconnu lui même en Juin 2011 que le mariage homosexuel n'était pas de son ressort. Et de déclarer : "Il n'appartient pas au conseil constitutionnel de substituer son appréciation à celle du législateur". "C'est aux élus de la nation de dire quelle forme ils veulent donner au mariage, c'est de leur responsabilité. C'est de la compétence du parlement, pas de la compétence du conseil constitutionnel."

L'argument le plus sérieux est la filiation. En effet, le droit français stipule (article 310 du code civile) "tous les enfant dont la filiation est établie, ont les mêmes droits et les mêmes devoirs dans leurs rapports avec leur père et mère. Ils entrent dans la famille de chacun d'eux." L'adoption aux couples homosexuels permettant la modification de l'état civil et la notation "né de" en occurrence d'un couple de même sexe, une modification du code civile semble nécessaire. C'est en tout cas l’interprétation qu'en font les "antis".

 Mais tout cela semble avoir déjà largement été débattu et invalider aujourd'hui une loi jugée bénéfique par une majorité de Français, qui apporte l'égalité de certains droits, serait très mal venue à un moment où la défiance vis à vis du pouvoir politique est déjà grande. De plus, il serait temps de passer à d'autres mesures et réformes dont le pays a tant besoin, retoquer le texte serait une nouvelle perte de temps considérable.

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