Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles du septembre, 2010

Au delà de 24 heures et avec les jeunes.

Que les plus pessimistes rangent leurs critiques au tiroir, les syndicats montrent qu'ils savent se mettre en capacité de contrer le projet de réforme des retraites.

Rien n'est gagné d'avance, mais la réforme n'est pas écrite dans le marbre non-plus. Il y a des annonces qui se suffisent à elles-mêmes, et suite à une mobilisation réussie au mois de Septembre, l'élargissement de la contestation aux jeunes de ce pays, ajouté à la menace d'une grève reconductible dans les transports (SNCF), pourraient sabrer définitivement une loi morte-née.

En cette rentrée où tous les étudiants n'ont pas encore repris le chemin des cours, les tractations avec Jean baptiste Prévot (qui remplace Bruno Julliard depuis 2007 à la tête de l'UNEF, premier syndicat étudiant français) font partie de la stratégie d'élargissement de la plateforme unitaire inter-syndicale.

Alors que les jeunes étaient 50% de plus le 23 septembre par rapport au 7, une campagne de mobilisation a été l…

Risque de dissidence à l'UMP

La majorité présidentielle c'est :mes ennemis d'hier sont mes amis d'aujourd'hui, mes alliés du moment des dissidents latents.

L'intervention de F.Fillon dimanche sur france 2 est limpide, il prend clairement ses distances avec Nicolas Sarkozy, précise qu'il avait un accord d'alliance, on sent le détachement chez cet homme comme si il était indifférent à quitter un navire en perdition. Navire qu'il a largement contribué à faire couler.

Parallèlement nous avons un Jf.Copé qui n'arrête plus de s'agiter. Celui qui s'est déclaré vouloir être le candidat à la Présidentielle de 2017, souhaiterait prendre la place de X.Bertrand à la tête de l'UMP.

Dans les deux cas, le message est clair, il n'y a pas qu'une seule option Présidentielle dans leur camp.

Wikio

Au fond du trou ?

Cette illustration vient de la dernière édition du magazine Marianne. Il titre "Pathétique !"
Et on revient ainsi sur les deux mois de dérives sarkosiennes.

Deux mois qui nous séparent de la clôture du débat parlementaire sur les retraites, sur fond de remaniement ministériel, annoncé au début de l'automne.

Mais il manque la suite à notre histoire, le dénouement d'une situation où l'on constate que les syndicats et le Parlement ont été humiliés dans l'avancement de cette réforme.

Le durcissement de la mobilisation est-il envisageable à la mi-octobre avec un retrait du projet, ou Nicolas Sarkozy arrivera t-il à imposer son calendrier et sa réforme.

Le calendrier de la réforme, nous le savons, est une tromperie, mais c'est aussi la manœuvre qui permet au chef de l'état d'occuper le "temps médiatique" beaucoup plus rapide que le "temps politique".

Et c'est à mon sens la raison d'une stratégie à long terme dans le cal…

Retraites : Ce qu'on ne nous dit pas...

Un petit Powerpoint reçu par mail et par le number one de la CGT de chez moi. J'ai trouvé assez intéressant, je le partage donc avec vous...Bon week-end à vous et restons mobilisés pour conserver le droit à la retraite à 60 ans.
Wikio

Retraites : mensonges gouvernementaux

La bataille des chiffres a toujours lieu, mais là on atteint des sommets dans la désinformation.

C'est l'Elysée qui a cru bon de communiquer un chiffre en "baisse significative" avant même le début de la manifestation Parisienne. Cela montre surtout sa volonté de manipuler une opinion publique qui lui échappe.
Mensonge !

Mais la méthode est plus que douteuse, et après une période où les affaires nous auront appris que le recours aux mensonges était de mise pour le ministre E.Woerth en charge de cette réforme, cette précipitation montre que Sarkozy et son ministre sont aux abois.

Ce sont donc 2 900 000 manifestants, soit une augmentation sensible du nombre de manifestants dans 231 contre 213 cortèges dans tout le pays, qui crient leur mécontentement aujourd'hui.

Mensonge !

Si il y a eu moins de grévistes avec plus de manifestants, il faut modérer le constat d'un baisse des arrêts de travail. Quand dans une entreprise de 100 salariés, on dit qu'il y a 39% de gré…

La retraite à 60 ans : On va se la conserver !

Nous sommes à la veille d'une nouvelle grande journée de grève contre le projet de recul de l'âge légal à la retraite, et déjà la question se pose de la suite à donner à la mobilisation.

La question d'une grève générale reconductible est sous-jacente puisque nous avons à faire à un gouvernement sourd.
Une chose m'interpelle, pourquoi réclamer une grève reconductible quand si peu sont capables de se mobiliser sur une seule journée ?

Quand seuls 7% de la population sont syndiqués, quand seulement 10% de la population active manifeste sa désapprobation de la réforme, comment imaginer qu'il suffirait de décréter la grève générale reconductible pour qu'elle le soit sur le terrain. C'est très mal connaitre la capacité de mobilisation des salariés.

J'entends ici et là que les syndicats n'ont rien compris, qu'ils nous auraient trahi, que ce qu'il nous faut, c'est une grève générale reconductible.

C'est très mal connaitre le syndicalisme. Si dem…

Ils veulent refaire l'émission "A vous de juger"

Ne dit on pas que la meilleure défense est l'attaque ? C'est l'impression que me donne l'appel de l'UMP à débattre "publiquement" avec M.Aubry de la réforme des retraites.

C'est lors du traditionnel point presse du Lundi, que X.Bertrand a appelé la première secrétaire ou à défaut S.Royal à participer à une émission de télévision pour débattre de la question des retraites.

Nous l'avions déjà écrit, la position des socialistes que de revenir à la retraite à 60 ans en 2012 est un problème de taille pour l'exécutif.
Mais cette réaction montre aussi que la mobilisation du 23 Septembre fait peur, que la crainte des grèves reconductibles déjà entreprises à la SNCF (en préavis) pourrait bien venir à bout d'une réforme à peine votée.

Y aurait-il besoin de préciser les choses alors que le contre projet socialiste est connu depuis plus de quatre mois ? Ou y aurait-il plutôt besoin de redorer le blason d'une réforme, dont les français ne veulent pas, …

L'engrenage Sarkozyste grippé

N'y a t-il pas ces deniers temps un truc qui ne tourne pas rond chez notre cher Président ?

Loin de moi l'idée de mettre en cause sa santé mentale comme certains l'ont fait pour l'ancienne candidate socialiste à la Présidentielle. Mais les dérapages de style et les risques politiques entrepris semblent moins mesurés.
Il n'est plus la locomotive de l'action qu'il mène, mais donne l'impression de courir après des situations qui lui échappent.

Dans l'anti-sarkozysme primaire j'hésite encore, je ne voudrais pas que ce billet soit mal interprété. Mais il y a des séquences politiques comme celle de ce Jeudi à Bruxelles, qui rendent les critiques faites à notre cher Président somme toute très légitimes. Les qualificatifs pour nommer les agissementsduPrésident sont peu glorieux, Démago-Pyromane-Diviseur-menteur. On redécouvre le mot "ostraciser".

Si le style est critiquable voir honteux, les politiques mises en œuvre ne le sont pas moins.

On a ap…

Journée d'action

C'est aujourd'hui que les députés doivent adopter la réforme des retraites.

Alors que les derniers points du texte de loi sont examinés notamment sur le veuvage, l'égalité homme/femme, l'emploi des seniors, la stratégie de l'opposition pour dénoncer une réforme injuste est de retarder le vote prévu à 15 heures.

C'est symbolique, la majorité présidentielle a la majorité absolue. Aussi des dizaines de députés PS, PCF, Verts et du Parti de gauche ont prévu de s'exprimer à tour de rôle pendant cinq minutes, ce qui rallongerait les débats de plus de douze heures.

Du côté des syndicats, c'est une journée d'action tout aussi symbolique qui va avoir lieu. Devant l'Assemblée nationale, mais aussi partout en France rassemblées devant les sièges du parti UMP ou des mairies, des délégations syndicales feront acte de présence pour manifester leur désapprobation du vote de cette réforme.

Je serai pour ma part ici. Si Sarkozy se fout de ces actions sy…

La retraite à 60 ans, l'arme fatale !

Nicolas Sarkozy n'est plus que l'ombre de lui-même, les affaires de conflits d'intérêts n'en finissent pas, il ne convainc pas sur les retraites, la dette qu'il a considérablement alourdie est devenue sa hantise. Le bilan approche à grand pas et on se demande ce qu'il restera du sarkosysme ?

D'ailleurs je m'étonne de l'abnégation d'un Copé par exemple, lui qui n'est pas vraiment Sarkozyste, met beaucoup d'énergie à défendre son groupe parlementaire. UnFillon dans une émissionde télévision ça ne fait plus audience, à peine 2,6millions de téléspectateurs. Les belles années d'unité de la majorité Présidentielle auraient-elles vécu ?

Pire, les engagements solennels des socialistes sur un retour à la retraite à 60 ans en cas de victoire de la gauche en 2012, les déstabilisent au plus haut point. Le premier ministre s'exprimait ce samedi devant un parterre de 1500 militants et élus dans les Bouches du Rhône, et jugeait les engagements …

Retraite : Vers une grève reconductible ?

C'est le sujet de discussion depuis quelques temps déjà, allons nous vivre une grève reconductible ? Ici, etailleurs,maisaussisurmon lieu de travail, nous sentons les salariés bien décidés à aller jusqu'au bout.

Comme en 1995, où les cheminots avaient lancé leur grève reconductible qui a fait reculer le gouvernement Juppé sur son projet de réforme des retraites, les organisations syndicales préviennent qu'après le 23 Septembre, ils sont prêts à aller plus loin s'il le faut.

Les syndicats CGT et SUD laissent entendre sans équivoque, ayant annoncé ce jour qu'ils rejoignaient l'intersyndicale pour la grève du 23 Septembre, que si Nicolas Sarkozy ne revenait pas sur l'axe majeur de sa réforme (âge de départ), ils se mettraient en capacité pour une grève reconductible.

Sud Rail, 3e force syndicale à la SNCF, a décidé de son côté de "participer à la construction d'un mouvement de grève reconductible" et déposera un préavis en ce sens, à partir du 2…

Retraite : Vers une offensive syndicale majeure dès les 15 et 23 Septembre

C'était prévisible, nous connaissons maintenant notre homme, Nicolas Sarkozy choisit la volte face. Il refuse la refonte d'un projet de réforme rejeté massivement parce que particulièrement injuste ; il va récolter une offensive syndicale majeure !

Les organisations syndicales avaient pourtant prévenu, elles n'accepteront pas un recul du droit à la retraite à 60 ans.

Dès lors, si l'essentiel n'est pas négociable, les organisations syndicales ne viendront pas récolter les quelques miettes. Il ne suffit pas au chef de l'état de déclarer qu'il est "attentif" aux préoccupations exprimées mardi lors de la journée de mobilisation, il lui faut accepter réellement de revoir l'axe majeur de sa réforme.

Il faut prendre en considération que les organisations syndicales sont censées représenter les salariés, et être force de propositions. Quand la CFDT accepte de rompre l'unité syndicale en 2003, elle perd grand nombre de ses adhérents, et ceux qui reste…

La mobilisation augmente contre la retraite sans décote à 67 ans

Avec 40% de manifestants en plus, la mobilisation est réussie.

2.735 millions de manifestants selon la CGT, c'est plus d'un demi million de gens mobilisés en plus, par rapport au 24 juin.

Alors pourquoi une telle mobilisation ? [Je ne vais pas revenir sur certains qui n'hésitent pas à afficher qu'ils se foutent des manifestants au nom de la liberté de ne pas faire grève, et qu'il faudrait se soucier des non-manifestants. Ils ne se rendent pas compte qu'ils jouent contre leur camp. Ils ont bien le droit de penser ce qu'ils veulent ; l'écrire en reprenant les argument d'un Copé par exemple, c'est tout de même un peu limite.]

Non, c'est l'inacceptable qui mobilise. Le saviez vous ? Le débat se focalise sur les 62 ans, âge de départ à la retraite ; mais avec le projet de réforme il est question de travailler jusqu'à 67 ans pour bénéficier d'une retraite à taux plein sans décote.

Aujourd'hui, il est question de cotiser 42 annuités, so…

Hommage aux représentants syndicaux

Ce matin, 5h30, je distribuais des tracts appelant à la mobilisation pour demain, quand on m'a dit que, de toute façon, ça ne servait à rien de faire grève, que le projet de réforme passerait en l'état.

Je lui ai répondu que l'Élysée avait annonçé par l'intermédiaire de H.Guaino, que le gouvernement ferait encore des propositions, et qu'en conséquence le projet ne passera pas en l'état , et qu'il ferait mieux de se mobiliser pour obtenir plus !

C'est formidable non ? Près des 3/4 des Français soutiennent la mobilisation du 7 Septembre, mais la résignation est de mise, face à un gouvernement qui fait tout pour ça. Et cela se ressent aussi dans la blogosphère, les titres de nos amis blogueurs sont : Tu fais grève demain ? ou Demain je fais grève et vous, vous faites quoi ?

Aussi, il me semble qu'il va falloir réhabiliter le "Tous ensemble". [Cela passe par une politique à gauche au niveau national de renforcement du droit du travail, plus d…

Pas simple de se mettre en arrêt de travail.

C'est le moment ou jamais de se mobiliser pour contrer un projet de réforme des retraites dont les français ne veulent pas. Si lors de la dernière grande mobilisation du 24 juin, une majorité des français était hostiles à la réforme à 56%, si 64% soutiennent la journée de mobilisation, le nombre de 2 millions de manifestants est-il satisfaisant ?

Si je pose la question, c'est que nous avons à faire à un gouvernement qui se moque du dialogue social. C'est même Mr Fillon, qui répondant à un journaliste sur la mobilisation du 24 juin, prétendait vouloir se soucier surtout des non-manifestants, soit 97% de la population.

Dès lors, il faut se poser les bonnes questions, pourquoi si peu de français se mettent en arrêt de travail pour manifester leur mécontentement, pourquoi considère t-on que 2 millions de salariés en grève sur 22 millions d'actifs est une mobilisation réussie ?

C'est Nicolas de PMA qui semblait s'interroger sur ce point, ou disons plus exactement qu&#…

Un gouvernement en rupture avec nos enseignants

La rentrée scolaire a donc eu lieu hier pour près de 12 millions d'élèves dans un contexte de tension et de défiance envers un gouvernement qui se moque du dialogue social. Le 6 Septembre, des enseignants du secondaire (collège-lycée) seront en grève à la veille du mouvement interprofessionnelle sur les retraites.

Au delà des 16 000 suppressions de postes de cette rentrée, cette phrase d'un enseignant résume bien leur sentiment :

"La dégradation de nos conditions de travail se fait sentir de plus en plus durement chaque année. Nous avons le sentiment que le gouvernement n’agit plus au nom d’impératifs pédagogiques mais au nom du budget "

Aussi le syndicat des professeurs des écoles (snuipp) informe par une lettre ouverte aux parents des raisons qui les poussent à se mettre en arrêt de travail dès la rentrée scolaire de leurs enfants.

Le SNUIPP-FSU :Votre enfant fait sa rentrée des classes. L'école lui est ouverte pour qu'il apprenne et grandisse. Avec d…

Front national, objectif 2012.

Avec Nicolas, Melcalex, Elmone, et Yann, nous nous interrogions dernièrement sur la crainte d'une montée éventuelle du candidat FN à la prochaine Présidentielle. Le lancement d'une campagne interne qui va durer quatre mois, pour désigner celui ou celle qui remplacera Jean Marie Le Pen à la tête du front national et à la candidature de 2012, me laisse à penser que nous n'avons pas fini d'en parler.

Et c'est bien là le premier problème, parler du FN c'est leur donner une importance qu'ils ne méritent pas. Mais pour ne pas reproduire à gauche l'erreur de 2002, nous ne devons pas ignorer la montée de l'extrême droite en France.

Et ce sont les discours de Nicolas Sarkozy qui sont en premier lieu fautifs de ce point de vue. Le tournant sécuritaire qui divise la majorité UMP, réhabilite pour ceux qui y sont sensibles les idées du FN. Jean-François Copé : "Le FN monte lorsque la droite n'est pas au rendez-vous"

Marine Le Pen, qui est la favorite …

Débandade au sein de l'UMP ?

"Je me sens mal à l'aise quand on associe insécurité et immigration", c'est un jeune UMP qui s'exprimait en ces termes. De la base au plus haut sommet du parti majoritaire, les voix s'élèvent pour dénoncer des politiques trop honteuses pour être défendues.

A la veille du choc sur les retraites, si la majorité n'est pas soudée, si Nicolas Sarkozy ne change pas de cap, si il ne calme pas le jeu politique, la fin d'année va vraiment être très difficile pour lui.

Le pompier Fillon tente désespérément d'éteindre le feu, si les doutes de certains ministres agacent les élus UMP, si on peut penser que le navire gouvernemental prend l'eau de toutes parts, il ne faut pas perdre de vue que le fin stratège Sarkozy spécialiste des contre-feux a encore des cartes à jouer pour poursuivre jusqu'à la prochaine présidentielle.

Pour autant les dissensions sont bien réelles, et c'est pour cela que j'imagine que Fillon sera remplacé par Michèl…