samedi 26 juin 2010

Une gifle à la liberté de la presse

La SNJ-CGT de France télévision va porter plainte pour atteinte à la liberté de la presse. Un journaliste de France 3 aurait été giflé par le service d'ordre de Nicolas Sarkozy lors de sa visite surprise à la Courneuve.

Tout commence quand la Police interpelle un jeune qui aurait insulté le Président, le journaliste reporter s'approche pour filmer la scène. C'est alors que l'un des hommes assujettis à la protection du chef de l'état s'approche et gifle le journaliste.

D'après lui "C'était on tape avant et on discute après". Le but était avant tout d'empêcher le journaliste de filmer la scène.

Car, il ne faut pas oublier que le jeune qui a été interpellé a été sévèrement amoché, a reçu des coups au visage après avoir été plaqué au sol par la police.

Il apparait en fait que l'on a souhaité empêcher un journaliste de filmer un dérapage de plus de la Police.

Tout cela reste à confirmer, mais on constate une fois de plus que les déplacements de Nicolas Sarkozy provoquent des incidents, des manifestations de mécontentements, des dérives. A travers lui c'est l'Etat qui est interpellé et c'est ce qui montre le niveau élevé de tensions sociales.

vendredi 25 juin 2010

Retraite : Tout remettre en question

La mobilisation est réussie, et contrairement à ce que laisse entendre le gouvernement, ce sont tous les points de la réforme qui peuvent être négociés.

C'est bien sûr le nerf de la guerre, comment motiver la non-signature d'un accord, sur quels points essentiels de la réforme positionnons nous le blocage dans la négociation ? Ce sont les bases des techniques de négociation.

Mr Fillon et Mr Woerth le savent trop bien, et si ils reconnaissent une forte mobilisation, ils communiquent très vite pour faire savoir que le point essentiel est le report de l'âge légal à 62 ans pour signifier aux organisations syndicales quelles sont les limites de la négociation.

Le positionnement des organisations syndicales sur ce point est essentiel. Des décisions seront prises Mardi prochain. Beaucoup d'autres points doivent faire l'objet de négociations comme une meilleure prise en compte de la pénibilité, notamment pour les gens travaillant en horaires postés ou de nuit.

Ce qui importe aujourd'hui, c'est que le rapport de force s'est inversé par rapport au 27 mai. Si la tentative d'endormir le temps d'un été les manifestants est réelle, la capacité de négociation reste donc préservée, grâce au 24 Juin.

La mobilisation contre le projet de réforme des retraites ne fait que commencer.

jeudi 24 juin 2010

La mobilisation ne fait que commencer

Aujourd'hui est une journée d'importance dans la stratégie d'opposition à la réforme des retraites. Il est important qu'à la poursuite du mouvement en Septembre, on puisse dire qu'en Juin lors de l'annonce du projet gouvernemental, la mobilisation fût majeure.

La suite des négociations pour les syndicats en dépend.

Et Bernard Thibault le sait bien, il a fait une déclaration sur les rédactions des principaux médias qui seraient tentées ce jeudi de reléguer la journée de grèves et de manifestations au rang des faits divers. Le pouvoir médiatique céderait aux pressions. Radios et chaines de télévision publique auraient décommandé des invitations faites au secrétaire général de la CGT.

Parce que malgré une propagande gouvernementale qui s'est installée depuis plusieurs mois, agrémentée de spots TV, d'intox en tout genre, la mobilisation s'annonce d'importance.
Le fond de la réforme étant connu, les inquiétudes se concrétisent. Chacun sait maintenant qu'il travaillera plus, sans gagner plus. Que si un effort national est demandé, il faut qu'il soit équitablement réparti.

Au delà du fond des propositions, il y a la méthode. Agressive, non respectueuse du dialogue social, un débat quasi inexistant, un calendrier planifié autour des vacances d'été, jamais une telle réforme ne s'est faite ainsi, à marche forcée, sans concertation, en tournant le dos aux français.

C'est aussi pour toutes ces raisons que la mobilisation devrait être importante. Si ce pays a autant la culture de la grève, c'est que nos élites politiques en France sont certainement plus arrogantes qu'ailleurs.
On débattrait d'un sujet dont les français ne veulent pas durant des mois sur l'identité nationale, et il faudrait voter une réforme sur les retraites, qui concerne toute une génération, en quelques semaines ?

A nous d'en décider !

La mobilisation contre le projet de réforme des retraites ne fait que commencer.

mercredi 23 juin 2010

Le 24 juin et les médias : Des pressions ?

Déclaration de Bernard Thibault, Secrétaire général de la Cgt.
Anticipant une journée de mobilisation unitaire pour la défense des retraites qui s’annonce puissante, les avocats du projet de loi gouvernemental multiplient les tentatives pour réduire l’ampleur des protestations à l’expression d’une minorité agissante.
Ainsi, Le Figaro fait sa Une ce matin sur le résultat d’un sondage IFOP pour tenter d’accréditer l’idée que « 58 % des français approuvent la retraite à 62 ans ». Il y aurait un revirement de l’opinion des français puisque toutes les enquêtes ont montré jusqu’à présent une forte majorité en profond désaccord avec la volonté de saborder le droit au départ à la retraite à 60 ans.
A y regarder de plus près, je constate que :

• l’on interroge les français sur le caractère « acceptable » du recul de deux ans de l’âge légal de départ à la retraite et qu’on leur fait dire qu’ils « approuvent les 62 ans »,

• 70 % des retraités jugent « acceptable » une mesure qui ne les affecte pas, tout comme 67 % des professions libérales et 61 % des artisans et commerçants,

• Le Figaro aurait pu faire son titre sur les 67 % qui jugent la réforme « plutôt injuste ».
Cette tentative de manipulation de l’opinion conduit l’éditorialiste du Figaro à affirmer de manière péremptoire « les français comprennent la nécessité de porter l’âge légal de la retraite à 62 ans, ils approuvent le gouvernement d’avoir pris cette décision ». C’est une version du « comment prendre ses désirs pour des réalités ».

Parallèlement, une autre enquête IFOP également publiée ce matin mettrait en évidence que 57 % des français ne font pas confiance aux syndicats. Là aussi, il s’agirait d’une rupture avec toutes les enquêtes précédentes sur le sujet qui ont toutes mis en évidence un taux de confiance oscillant entre 53 et 57 % à l’avantage des syndicats.

L’explication réside sans doute dans l’avertissement discret commentant le résultat « les comparaisons sont difficiles. La méthode du sondage n’est pas la même que les années précédentes ». Les sondés ont été sollicités via Internet, ce qui représente un « biais », selon les spécialistes des sciences sociales.

En effet, faut-il être abonné à Internet pour que son opinion soit prise en compte ? Peu importe ce détail pour les commanditaires, l’essentiel est d’alimenter le discrédit sur la parole syndicale.
Les mauvaises langues ont relevé que ces deux enquêtes d’opinion, relayées aujourd’hui dans les médias, émanent de l’IFOP dont la Vice-présidente n’est autre que Madame Parisot, par ailleurs Présidente du Medef !

Je ne peux m’empêcher de rapporter ces faits à d’autres tout aussi préoccupants. Ainsi, à deux reprises cette semaine, une radio et une chaîne de télévision, toutes deux publiques, ont décommandé l’invitation qui m’était faite de venir exprimer nos positions avant la journée de mobilisation du jeudi 24 juin. Une autre invitation, celle-ci prévue pour demain soir, est mise en suspend. A chaque fois, c’est l’actualité footballistique qui justifierait ces changements de programme.

Le débat de société sur l’avenir des retraites qui engage le sort de millions de salariés pour plusieurs décennies devrait s’effacer derrière les péripéties de notre équipe de football !
Aussi, j’interpelle par avance publiquement les rédactions des principaux médias qui seraient tentées jeudi de reléguer la journée de grèves et de manifestations au rang des faits divers. L’élimination de l’équipe de France de football de la coupe du monde 2010 est malheureusement une affaire entendue ; la mobilisation contre le projet de réforme des retraites, elle, ne fait que commencer.

Montreuil, le 23 juin 2010

Sortir de l'âge du pétrole

On en parle plus ou moins, mais la catastrophe écologique du golfe du Mexique est la pire jamais connue. Nous en parlerons encore longtemps durant des décennies malheureusement, au vu des conséquences majeures sur la faune et la flore. Tirons-nous les enseignements, les leçons de ce désastre ? Cela sert-il au moins à envisager une sortie du tout pétrole ?

Greenpeace a interpellé BP et les entreprises pétrolières réunies hier lors d'un congrès à Londres.

A lire ici.

Ils rappellent aussi que les pays, hommes politiques ont leur part de responsabilités. Les pays dits industrialisés dépensent aujourd’hui environ 100 milliards de dollars chaque année en investissant dans des entreprises des secteurs du pétrole, du gaz et du charbon.
Ces pays doivent réorienter leurs politiques énergétiques de manière plus conséquente et réaffecter ces budgets aux énergies alternatives.

Le secteur automobile enclenche la révolution technologique avec le tout électrique. Chez nous, Renault sort une gamme de voiture électrique de cinq véhicules dans les trois ans, et ce dès 2011.

L'industrie pétrolière doit maintenant reconvertir ses bassins d'emploi ; l'usage du pétrole restera, mais diminuera significativement dans les deux prochaines décennies, cela ne doit pas être l'occasion de rogner les budgets de maintenance des installations.

Le risque écologique doit être leur priorité.

L'info (la +) nulle du jour : Sarkozy sur les terres de Bayrou

C'est mon ami "Des Pas Perdus" qui m'invite à répondre à cette chaine initiée par "Gauche de combat" à savoir dénicher l'info la plus nulle du jour.

Constat, il n'y a que l'embarras du choix, et peut être que l'autre question sous-jacente est "Pourquoi nous présente t-on l'information d'une manière aussi nulle ?"

Mon exemple est celui-ci, hier Sarkozy visitait dans le cadre de l'inauguration d'un nouveau bâtiment, une usine de Production de moteurs d'hélicoptère.
Cette entreprise est un fleuron de l'aéronautique, et représente en terme d'avenir l'exemple de ce que devrait être le projet industriel français.

Alors que cette entreprise est déjà développée à l'international avec des sites sur tous les continents, les enjeux pour ce bassin d'emploi sont énormes. Garde t-on une capacité importante à produire en France ? Quelle est la répartition de la charge de travail ? Quelle garantie de l'emploi ? Quel investissement ?

Mais non, vous lirez "Bayrou et Sarkozy font assaut... d'amabilité" "Sarkozy va draguer Bayrou chez lui" "la main tendue de Nicolas Sarkozy à François Bayrou" respectivement Le Parisien, Libération, Le Figaro.
La brève de l'AFP n'était certainement pas assez croustillante pour la presse, il fallait de l'information spectacle, chercher à créer un début de polémique.

Cette presse qui croit ou essaye de nous faire croire qu'elle parle encore de "politique", n'est plus tournée que vers ses recettes, ne cherchant plus qu'à faire du sensationnel pour faire des ventes.

Alors vraiment je m'interroge sur ce pouvoir médiatique qui abrutit les gens qui les lisent.

Trouver l'info la plus nulle ne devrait donc pas être trop compliqué pour Christie,Elmone, le coucou, Homer (sort de ta pause)Falcon Hill et autres si l'envie est suscitée.

dimanche 20 juin 2010

Un énorme 24 Juin en attendant Septembre...

Il devrait donc y avoir des changements, des adaptations, des avancées, nous suggère-t-on... A peine deux jours après l'annonce initiale du projet gouvernemental de réforme du financement des retraites, Nicolas Sarkozy est en manœuvre.

Le but, désamorcer la grève du 24 Juin.

Il aurait demandé Vendredi, à travers un communiqué de l'Élysée : "le président de la République a demandé à Eric Woerth de lui proposer, au plus tard avant le début du débat parlementaire de septembre, les évolutions qui pourraient être envisagées sur tout ou partie de ces différentes questions, dans le respect de l'équilibre général de la réforme"

A quoi bon manifester son mécontentement quand on ne connait pas les tenants et les aboutissants d'une réforme ; je crois déjà les entendre nous expliquer, les Paillé, Lefebvre, et autre portes paroles en tout genre.

N'est-ce pas là des procédés odieux ? Alors que cela fait des semaines que nous attendons le fond du projet, qu'opposition et syndicats sont intervenus pour expliquer les enjeux et les solutions possibles...
Alors bien sûr qu'il faut négocier, mais ici on nous trompe, l'annonce sur la prise en compte de la pénibilité était grotesque, laissant à penser d'emblée que les négociations porteraient évidemment sur ce point, nous partions de si bas...

Une chose est sûre, l'essentiel de la réforme, à savoir le report de l'âge légal et l'allongement des carrières pour prétendre aux taux pleins, est bien acté.

La manœuvre consiste donc à gagner du temps. Débattre le temps d'un été de quelques points de réforme pour donner l'impression que le dialogue social aura été respecté alors qu'il n'en est rien.

C'est tout le projet de réforme qu'il faut revoir !

Rappeler comme ici, que des éléments pourtant incontournables sont éludés. Le PIB progresse de 1.6% par an, les richesses produites sont partagées par un petit nombre de personnes qui diminue un peu plus chaque année.

Faire peser le poids de la réforme uniquement par le prisme comptable de la répartition démographique n'est pas constructif, le compte n'y est pas.

Et les organisations syndicales ne s'y trompent pas. Elles savent bien que la capacité de mobilisation pour réellement être en position de négocier est à caler à la rentrée, après la période estivale.

Là ! Il sera temps d'embrayer un mouvement d'importance avec grève reconductible si besoin en est.

Mais pour se faire, il nous faut un énorme 24 Juin. Se retrouver en Septembre, avec en souvenir une mobilisation en demi teinte lors de l'annonce du projet gouvernemental, serait interprété comme une acceptation.

samedi 19 juin 2010

Villepin s'impose et propose

Même si il ne pèse aujourd'hui que 8% d'intention de vote, Dominique de Villepin semble s'imposer dans le paysage politique à droite. Il a lancé ce jour son parti politique "République solidaire" qui lui permettra d'être autonome par rapport à l'UMP, et donc candidat à la Présidentielle de 2012.

Et sa forte personnalité n'est plus seulement l'atout d'une telle candidature, il a proposé un programme digne d'un candidat à la Présidentielle. Des mesures bien de droite, tel que l'allongement de la durée de travail avec la fin des 35 heures, mais aussi un souci affiché que, dans ces temps de rigueur, l'effort soit bien plus justement partagé avec l'annonce de la fin du bouclier fiscal, qu'il avait mis en place en 2006 et qui fût donc renforcé par Sarkozy.
Il souhaite donc porter une réforme fiscale avec une contribution plus importante des "plus riches".

En cela il dénote à droite, apparait plus républicain, pragmatique, et cherchant à attirer au delà des déçus du Sarkozysme, l'électeur indécis.

Les choses sont maintenant clairement établies à droite. Contrairement à 2007, nous aurons un sérieux candidat en plus du candidat UMP à droite, qu'il soit N.Sarkozy ou un autre.

C'est une très mauvaise nouvelles pour le parti UMP qui doit désormais ré-estimer son socle électoral. 30% quand la droite est unie, on peut imaginer raisonnablement qu'un tiers de l'électorat qui a porté la candidature de Sarkozy en 2007 soit suffisamment déçu pour faire confiance à Villepin.

Cela serait un boulevard pour la une gauche unie qui passerait en tête le premier tour de la Présidentielle.

mercredi 16 juin 2010

Pourquoi les Français boudent-ils la Politique ?

Yann est à l'initiative d'une chaine pour laquelle il avait tagué nos amis Nicolas et Falcon Hill . Dans un second billet relatant le pearltrees dédié à cette chaine, il invite tout un chacun à répondre à la question " Pourquoi les Français boudent-ils la Politique ? "

Bizarrement c'est l'idée du militantisme que m'évoque cette question. Cela peut paraitre hors propos, puisqu'on peut s'intéresser à la politique sans pour autant militer au sein d'un parti ou d'une organisation syndicale.

Mais cette idée persiste dans mon esprit, et je me dis qu'il y a peut être un lien, une collusion dans le fait que les citoyens boudent la politique, et dans le constat que le militantisme d'aujourd'hui n'est plus ce qu'il était.

Alors je m'interroge et la première explication qui me vient est l'isolement de tout un chacun dans une société devenue malade de trop de compétition entre les individus, où l'accomplissement se fait à marche forcée. Où l'intérêt du collectif passe bien après son propre intérêt.

Du coup, puisqu'on pense plus à soi-même, s'intéressant moins aux intérêts des autres, l'idée de promouvoir des politiques d'intérêt général est moins en vogue que les politiques clientélistes.

C'est ce qui a fait avancer la droite en 2007, préserver les intérêts des uns pour diviser, opposer et ainsi capitaliser sur un socle électoral, séduit par tant d'attention.

Qu'est ce qui change aujourd'hui ? Le désenchantement général d'une société repliée sur elle-même.
Le militantisme en prend un coup par voie de conséquence. Désabusés, en manque de repères et de perspectives d'avenir, les Français bouderont-ils définitivement la Politique ? Mais ça c'est une autre question...

Pour cette chaine, j'invite Homer, Des pas perdus,

mardi 15 juin 2010

Retraite : Si l'âge augmente, ce sont les ouvriers qui paient

Suite à la lecture de ceci : "Si l'âge de la retraite augmente, ce sont les ouvriers qui paient" (Attali)

Il faudra se battre pour faire reculer le gouvernement sur sa volonté de renoncer au droit à la retraite à 60 ans. Pourquoi ? Parce que l'allongement de la durée de cotisation et le recul de l'âge minimum ne sont pas une réponse efficace au problème de financement, et sont particulièrement injuste.

Jacques Attali le rappelait lors de l'émission Bibliothéque Médicis sur Public Sénat.

Dans un échange jusqu'alors courtois entre Mr Breton et Mr Attali, est évoquée l'évolution significative des déficits à partir de 1993.
A l'attaque de Breton sur le passage de 65 à 60 ans sous Mitterrand, Jacques Attali apporte alors la juste précision :

"Plus l'âge de la retraite est bas, plus les classes élevées paient la retraite. Si l'âge augmente, ce sont les ouvriers qui paient" Dans la vidéo, c'est à la 17ème minute.



En moyenne, ce sont les ouvriers et les classes sociales les plus pauvres, qui commencent à travailler le plus tôt. Déjà à 60 ans, elles ont donc déjà payé plus que le nombre d'annuités nécessaires pour toucher une retraite à taux plein. Si on leur interdit de partir avant 62 ou 63 ans, ils paieront encore plus de cotisations pour rien... ou plutôt pour financer un système qui ne leur apportera rien de plus !

Libération puisqu'ils ont commencé à travailler plus tôt : "Aujourd’hui déjà, ils cotisent plus que le minimum requis (40,5 ans en 2010) quand ils atteignent l’âge légal de départ à la retraite. Plus de la moitié des salariés qui ont liquidé leur retraite à 60 ans en 2009 ont ainsi cotisé 4 trimestres en trop. Repousser l’âge légal accentuera donc cette injustice"

Nicolas en parlait encore ce matin. Ici, quelques chiffres pour les alternatives.

C'est à chacun d'entre nous de porter un niveau élevé de revendication pour faire que cette réforme soit la plus juste.

lundi 14 juin 2010

La bêtise m'attriste...

Qui a intérêt à faire ce genre de geste imbécile ? Vaste connerie ou manipulation des esprits ?

Cela pourrait être considéré comme un simple fait divers, l'une de ces dégradations de plus qui ne choque plus dans nos grandes villes, tels les feux de poubelles ou autres tags dessinés sur les murs.

Mais ici, c'est le symbole de la république qui est touché, on peut y voir l'acte de jeunes imbéciles qui ayant trop bu le soir d'un match de coupe du monde se laisseraient aller à une connerie qu'ils pourraient regretter toute leur vie, si par bonheur un rappel à la loi leur était signifié.

Où à une récupération politique d'un groupe crépusculaire islamophobe, voire limite fascisant tel qu'il se dresse de plus en plus dans nos régions.

Le maire PC de cette commune "condamne fermement" l'acte: "rien ne peut justifier qu'un drapeau tricolore soit brûlé". "Aujourd'hui se pose la question de savoir qui a intérêt de ce genre de geste imbécile".
La mairie a porté plainte pour dégradation de biens publics dans la matinée et une enquête a été ouverte.

Au delà de l'acte imbécile se pose la question du ciment social, qu'est ce qui fait que nous en sommes là, pourquoi la cohésion nationale n'est plus qu'un vain mot. Faut-il plus d'éducation civique ? Est-ce là les symptômes d'une société qui se désespère ? Est-ce là le signe d'une population coupée de sa République ?

La bêtise m'attriste...

samedi 12 juin 2010

Le cynisme est de rigueur

Comment trouver 100 milliards d'euros pour ramener le déficit public de la France de 8% du PIB à 3% d'ici à 2013 afin de respecter les engagements d'équilibre des déficits publics du pacte de stabilité de Maastricht ?

Ou plutôt comment faire croire que c'est l'Europe qui oblige la France à imposer un plan de rigueur ?

Ou même, (vous avez la mémoire courte, et j'en profite) je suis Premier ministre d'un pays en faillite, il faut être responsable (arrêtons l'assistanat social et soutenons toujours plus ceux qui ont réellement l'argent, là ça rapporte plus. Les niches fiscales de tout ordre, y compris celles du bouclier fiscal, représentent un manque à gagner pour l'état de 70 milliards d'euros, soit les trois quarts de mon plan bidon. On en parle de moins en moins et c'est tant mieux).

Voilà, cette fois nous y sommes, Mr Fillon s'exprimait ce samedi devant les militants UMP, et effectivement il y était un peu obligé.
Non pas par l'Europe, qui a montré durant la crise un niveau assez élevé d'acceptation d'un libéralisme certain, beaucoup plus prompt à financer des plans de soutien de l'économie, plutôt qu'à soutenir les citoyens de la zone euro. Non, on parlait d'assouplir le pacte de stabilité, et même de le supprimer...
Non, ce qui préoccupe notre gouvernement, c'est de garder une bonne note, celle attribuée par les agences de notation, le fameux AAA qui permet d'emprunter toujours plus à des taux d'intérêts avantageux.

Et dans cette annonce, il n'y a que les apparences qui comptent. Le but premier est de rassurer nos amis les spéculateurs, parce que planifier un budget sur trois ans, désolés, mais on a déjà pu constater que l'équipe gouvernementale Sarkoziste ne savait pas faire !

Voyez l'équation, Fillon rassure son électorat : côté recettes, 50 milliards ne résulteront pas d'une augmentation des impôts et des prélèvements. Non, non surtout pas ! Il mise sur "35 milliards de rattrapage, après la crise, des pertes de recettes conjoncturelles. (…) Au fur et à mesure que la croissance revient, les recettes recommencent à croître". Si c'est pas formidable ! Mieux que Mme soleil, le premier ministre planifie la croissance sur trois ans quand il est incapable de savoir ce qu'elle sera d'ici deux mois ?

Voyez la suite, 50 milliards d'euros de réduction des dépenses seront composés "de 45 milliards en réduisant la dépense publique" ; là on est à peu près sûr qu'ils vont y arriver les bougres, ils sont rodés, c'est l'axe majeur des politiques publiques. Réduire les dépenses.

Et, 5 milliards sur la réduction des niches fiscales à contrebalancer avec les 70 milliards d'euros du total des niches.

Ce plan à un sérieux goût de tromperie. Edit : j'apprends que F.Fillon s'est exprimé aussi en évoquant sa volonté de repousser l'âge légal de la retraite, sur l'idée de taxer les haut revenus supérieurs à 11 000 euros, et aurait précisé qu'elle était abandonnée. De la tromperie disais-je...

jeudi 10 juin 2010

PG/PCF : Une entente en attendant

Les chefs de file du Parti de Gauche (PG) et du Parti communiste français (PCF) Jean luc Melenchon et Marie George Buffet se sont entendus pour "lancer un programme partagé" pour la présidentielle 2012.

Il était temps, les annonces des uns et des autres par médias interposés laissaient entendre que des décisions devaient être absolument prises pour éviter la "fin du Front de Gauche". C'est J-L. Mélenchon qui s'exprimait en ces termes sur son blog (paragraphe "incertitude politique") évoquant la participation possible du PCF à la primaire socialiste.

Il s'était senti obligé de mettre un bon coup de pression au PCF, quand celui qui doit succéder la semaine prochaine à Marie-George Buffet, le numéro deux actuel, Pierre Laurent, écrivit que "le débat est ouvert" pour 2012, entre "participation au processus des primaires lancé par le PS, candidature du PCF ou candidature de rassemblement avec le Front de gauche".

L'ex-socialiste J-L. Mélenchon tenterait-il comme le fit F.Mitterand en son temps avec Georges Marchais , un hold-up électoral des voix communistes ? Parce que soyons clairs, le PCF a conscience qu'il joue son avenir politique.

Cette alliance s'étant stabilisée et ayant trouvé sa place dans le paysage politique, ce front commun pourrait être la clef des prochains enjeux électoraux. Cantonales, présidentielle et législatives.

Le Front de gauche a un accord électoral entre le parti de gauche et le parti communiste depuis 2008. Il a donc enterriné l'idée d'un programme commun entre PG et PCF. Il cherche à s'élargir au MRC de Chevénement et au NPA de Besancenot. En ce sens, il peut devenir un acteur majeur de la Présidentielle 2012, une nouvelle étape vient d'être franchie.

mercredi 9 juin 2010

"Neptune" coule le Pole emploi

Les agents du Pôle Emploi étaient en grève hier pour dénoncer une réorganisation issue de la fusion de l'ANPE et de l'assedic, jugée inefficace et augmentant les risques psychosociaux.

Premier dysfonctionnement important, la mise en place de l'outil de travail commun aux personnels des deux anciennes entités, le système informatique appelé "Neptune". La direction a dû suspendre mercredi le déploiement de cet outil pour éviter un blocage complet du système.

Commentaires des agents postés sur le forum de discussion interne non officiel :"Neptune, c'est l'horreur !! une galère au quotidien (...)", "C'est dingue de penser qu'on a pu se faire livrer un truc pareil (...)", "Toutes et tous en grève le 8 juin pour enfin se faire entendre et arrêter d'être méprisés".

Comme bien souvent, quand une entreprise a un projet de "mutualisation" des moyens, et qu'on opère des rapprochements de personnels, la charrue est mise avant les bœufs.
On envisage l'articulation de la nouvelle organisation, mais on ne fait pas assez participer les personnels de terrain qui connaissent réellement les problématiques de fonctionnement.
Ici la mise en place du système informatique est structurante dans l'organisation du travail. Si cela ne fonctionne pas, cela augmente la charge de travail, charge qui au Pole emploi avait déjà "explosé" en raison de la hausse du chômage.

Au Pôle Emploi, qui je le rappelle est un service public, on s'est imaginé pouvoir mener cette restructuration comme au sein d'une grande entreprise privée. Mais en voulant reproduire les méthodes, on a reproduit aussi les erreurs.

Dans un contexte d'augmentation du chômage, le Pôle Emploi traitant une hausse de 9.1% des personnes indemnisées par rapport à Avril 2009, les baisses d'effectifs sont incompréhensibles. Pire, le changement de statut d'une partie de ses personnels ne garantit plus la continuité du service dans une même structure.
En mettant en avant une hausse de salaire de 20%, un tiers des effectifs environ ont renoncé à leur statut de droit public. Ils ont donc perdu la garantie de l'emploi et sont donc maintenant soumis aux nouvelles règles de mobilité de leurs contrats de travail, aux décisions arbitraires de mutation et d'évolution de carrière.

La situation est très difficile, l'outil de travail (Neptune) n'est pas efficace, et a donc des conséquences sur la qualité de "service". Les agents du Pôle Emploi se retrouvent seuls face aux "chômeurs" qui eux subissent les conséquences de cette désorganisation.

Ce projet fût la volonté de Nicolas Sarkozy, est-il fier du travail accompli... ?

mardi 8 juin 2010

Un peu de rigueur fiscale s'il vous plait !

Un billet très rapide ce matin, 6h30 je pars à 7h :))

Juste pour exprimer mon ras le bol de ce gaspillage qui est le notre en France à l'heure où beaucoup de pays s'imposent une rigueur forcément légitime au vu des milliards dépensés en plan de relance et de soutien à l'économie depuis deux ans.

La réforme de la taxe professionnelle devrait nous couter plus de 5 milliards d'euros cette année, c'est Arnaud qui nous en parle.

La baisse de la TVA dans la restauration, plus de 3 milliards. Cela va pas plaire à Nicolas, mais c'est le genre de cadeau inutile dont on devrait se passer, au moins suspendre jusqu'à une réelle reprise.

Si on ajoute le cout de la loi TEPA, cela fait un paquet de milliards à économiser, combien 20 à 30 milliards c'est selon...

J'entendais l'économiste Mr Cohen nous parler des 10 milliards d'euros d'économies de l'Allemagne soit 0.3 point de son PIB (elle est entre 3 et 5% de pib de déficit) ; nous en France, on s'est engagé à rembourser 2 points de PIB alors qu'on en est à plus de 8 points de déficit en PIB.

L'effort devrait être 7 fois plus important en France qu'en Allemagne, mais non, on continue à dépenser ! Autant dire que Sarkozy se fout de ne pas respecter ses engagements et qu'il est en train de foutre un beau bordel.

lundi 7 juin 2010

CFDT : Une opposition de circonstance ?

Je ne vous ai pas caché que j'étais syndiqué et délégué à la CGT, c'est d'ailleurs précisé dans mon profil blogger, et je voulais vous dire ce matin le regard que je porte sur mes camarades de la CFDT en congrès à partir d'aujourd'hui.

Loin de moi l'idée de profiter de cet évènement pour émettre des critiques sur cette organisation syndicale, mais il me parait intéressant alors que nous nous apprétons à réformer notre régime de retraite, de comprendre les tenants et aboutissants de ce qui fait qu'une organisation syndicale accompagne ou pas les politiques mises en négociation avec eux.

(Wikipedia) A ces débuts, la CFDT issu de la CFTC est pour la "lutte des classes", a partir de 1966 elle se rapproche du PSU (parti socialiste unifié) et signe des accords avec la CGT.

Cependant, la rupture de l'Union de la gauche (1977) et l'échec de celle-ci aux élections législatives de 1978 conduit la centrale d'Edmond Maire à un changement de stratégie. Elle s'éloigne de la CGT, se définit par son autonomie, n'hésitant pas à soutenir des réformes menées par des gouvernements de droite lorsqu'elles lui paraissent justifiées.

Conséquences de ce changement de stratégie :

Dès lors et cela se ressent au quotidien au sein des entreprises, une politique contractuelle est mise en avant à la moindre occasion.
Elle part du principe qu'il vaut mieux un accord à minima que pas d'accord du tout. Elle souhaite par là même devenir un interlocuteur privilégié de la direction d'une entreprise.

Au niveau national, même crédo, au nom du réformisme la CFDT signe par exemple en 2003 la réforme Fillon sur les retraites considérée par les autres organisations syndicales comme étant une réforme de régression sociale.

Et les revendications des salariés dans tout ça ?

A la CFDT, elle passe à la trappe, que cela soit en négociation annuelle obligatoire au sein des entreprises ou en négociation avec le gouvernement, la politique contractuelle fait son œuvre.

Lorsque vous sondez les salariés pour savoir ce qu'ils souhaitent que l'organisation syndicale porte comme revendication au sein de l'entreprise, il est assez rare que les souhaits des salariés correspondent aux avancées obtenues, jugées malheureusement trop souvent insuffisantes.
Par la même, dans l'exemple cité plus haut, quand la CFDT signe l'accord Fillon sur les retraites, cette prise de position a pour conséquence une perte d'au moins 10% de ses adhérents. La CFDT reconnait la perte de 71 124 adhérents pour les années 2003 et 2004.

Changement de stratégie ?

François Chérèque, secrétaire général se sait attendu sur la nouvelle réforme des retraites, La CFDT l'a dit : elle ne soutiendra pas la réforme que prépare le gouvernement. Elle n'acceptera pas, notamment, la fin programmée de la retraite à 60 ans.

Il semblerait que la leçon de 2003 ait été retenue, mais dans un contexte de reconduction pour un troisième mandat, François Chérèque ne doit pas tromper son monde au risque de fragiliser un peu plus son organisation syndicale.

samedi 5 juin 2010

Brice Hortefeux est-il un bon ministre de l'intérieur ?

Je ne voulais pas faire de billet sur ce sujet, mes collègues s'en étant chargé. Et puis pour m'éviter des réactions d'amis blogueurs qui pour une fois ne sont pas d'accord avec ma lecture du sujet. Mais c'est à la lecture de cet article que je me dis que l'affaire Hortefeux est révélatrice des manquements de l'état, et qu'on peut donc à partir de cette affaire parler plus généralement de la montée de la violence dans notre société.

D'abord parce que nous n'avions pas besoin d'un ministre de l'intérieur condamné pour injure raciale, mais surtout parce qu'il représente l'échec des politique publiques au sein de son ministère.

C'est donc cette interview de Rachida Dati qui, sur une question en particulier, me laisse à penser qu'elle n'a pas complètement tort, en tout cas sur son constat que citoyens et forces de police se sentent abandonnés . Loin de moi l'idée d'approuver la suggestion de l'ancienne ministre de la Justice qui consiste à laisser à penser que N.Sarkozy était un meilleur ministre de l'intérieur que l'est Brice Hortefeux, mais les méthodes et résultats n'étant pas les mêmes, on peut se demander ce qui a changé.

A la question : "Au moment des régionales, vous aviez demandé au gouvernement un « retour aux fondamentaux ». Avez-vous l’impression d’avoir été entendue?

Mme Dati : Il faut être honnête, sur la sécurité, notamment, il y a un vrai décalage entre le discours et la réalité. Le succès de la politique initiée en 2002 était fondé sur deux éléments. D’une part, un facteur humain, avec un ministre de l’Intérieur qui était en permanence sur le terrain, au côté des victimes, des forces de l’ordre, de l’ensemble de nos compatriotes; d’autre part, un facteur technique, avec une loi d’orientation qui affichait une ambition et une vision pour la sécurité, la même pour tous sur tout le territoire, et qui donnait les moyens efficaces pour y parvenir. Aujourd’hui, une partie des Français, en particulier dans les milieux populaires, se sent abandonnée. Je pense aussi aux forces de sécurité qui ont besoin d’être soutenues par l’opinion publique et valorisées par les responsables politiques. "

2002 semble loin aujourd'hui, mais il ne faut pas oublier ce qui a propulsé le candidat Sarkozy à la Présidentielle de 2007, le thème de l'insécurité. Ne pas oublier de tirer les enseignements et confronter nos politiques à leurs tristes bilans.

Mme Dati a tort de croire que les politiques mises en œuvre en 2002 eurent de bons résultats. Ce ne fût pas le cas, les violences aux personnes ne cessent d’augmenter + 20% entre 2001 et 2006 ! (+ 2,8% en 2009, + 2,4% en 2008).

L'ultra-violence explose, tous les jours nous avons un nouveau fait de violence qui nous saute au visage et nous rappelle ce qu'est devenu notre société. Une société déshumanisée, individualiste, où la cohésion nationale n'est plus.

Alors je ne vais pas me lancer dans une pseudo analyse des raisons de cette montée de la violence, je ne suis pas un expert en sociologie. Mais je reste convaincue que nos politiques peuvent changer les choses, les améliorer ou les aggraver.

Mr Brice Hortefeux est-il un mauvais ministre de l'intérieur ? Rachida Dati ne veut pas répondre à la question ; moi je pense que oui. Parce que dans un contexte de tensions sociales importantes, nos élus doivent être exemplaires, rassembleurs, et s'interdire de mettre de l'huile sur le feu.

Je crois que le retour de la gauche au pouvoir sera salvateur de ce point de vue. Ce qui est criant de vérité est ce besoin à un retour à plus de sérénité dans le discours politique. Les Français ont besoin de se retrouver, de se respecter, pour pouvoir se regarder sans honte. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

jeudi 3 juin 2010

"Nous ne laisserons personne au bord de la route"

C'est Nicolas Sarkozy qui s'était exprimé en ces termes à la mi-Avril.

Pour contrer les critiques de plus en plus insistantes sur l'inefficacité des politiques de l'emploi mises en œuvre, avec 1 million de demandeurs d'emploi arrivant en fin de droit en 2010, il fallait au gouvernement prendre ses responsabilités et annoncer ce qu'il comptait faire.

Mais au-delà de la formule, force est de constater que les moyens ne sont pas mis en œuvre pour contrer cette augmentation annoncée de la précarité.

Ce petit plan d'aide prévoit donc une allocation plafonnée à 460 euros sur six mois maximum, 170 000 contrats aidés, 70 000 formations rémunérées, pour un total de 360 000 personnes maximum ne pouvant bénéficier du RSA, RMI, ou de l'allocation de parent isolé.

Nous ne laisserons personne au bord de la route disait-il ? Mais s'est-il posé les bonnes questions notre Président quand il a permis l'instauration du licenciement à l'amiable ?
Quand il s'est attaqué à l'inspection du travail et a réduit le nombre de conseils des Prud'hommes chargés de veiller à la bonne application du code du travail ?
Quand il assouplit le travail le dimanche détruisant un peu plus l'emploi dans les petits commerces ?
Quand il réduit l'emploi public ? Ce sont quand même 30 000 emplois détruits par an !
Quand il reconduit fin 2009 la défiscalisation des heures supplémentaires, véritable frein à l'embauche ?

Quand la mesure phare de sa politique de l'emploi est de financer un troisième dispositif de chômage partiel (APLD), prétexte à assister une fois de plus les grandes entreprises. Celles qui ont les reins suffisamment solides pour passer la crise, oubliant au passage les TPE pourtant créatrices d'emplois, nous sommes en droit de nous demander si les politiques mises en œuvre répondent aux problématiques, voire même si elles ne les aggravent pas.

Cette hausse historique du chômage en France n'est pas due qu'aux effets de la crise, mais aussi la conséquence des politiques libérales mises en œuvres.

Alors si il y avait réellement une volonté de ne laisser personne au bord de la route, Mr Sarkozy reverrait sa copie. C'est le moins qu'il puisse faire.

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