Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles du août, 2011

Débats et rassemblements ?

Mélenchon veut débattre avec le PS maintenant ? Tout en qualifiant le "number one" de la primaire socialiste, François Hollande de cynique, le président du parti de gauche semble réaliser (enfin?) qu'en 2012, il n'y a "pas de victoire possible pour la gauche sans rassemblement". C'est ce qu'il dit, avant d'argumenter pour nous signifier qu'en fait, cela ne sera pas possible. Une occasion donc de plus de diviser un peu plus les électeurs de gauche entre eux, et de tirer la couverture à soi.
Mr Mélenchon a donc lancé un appel aux socialistes ce dimanche, ou plus précisément une "offre publique de débat à tous nos partenaires de gauche, qu'il s'agisse de nos camarades du NPA ou de nos camarades socialistes" Curieux, après des mois de critiques acerbes, de vouloir débattre avec celles et ceux qu'on a tant décrié. Vous me direz que cela n'empêche pas le débat, mais ce n'est certainement pas le début d'une grande al…

Chômage : les effet pervers de l'emploi sous Sarkozy

Alors que certainsdenosconfrèresblogueurs sont en déplacement à la Rochelle pour l'université d'été du PS, les premières réactions tombent quant à l'inquiétante montée du chômage.
Ils sont au plus haut depuis 11 ans peut-on lire. Du coup, dans un communiqué, le secrétaire du PS à l'emploi Alain Vidalies estime que "c'est l'échec total de la politique de Nicolas Sarkozy""
"L'emploi n'a jamais été une priorité pour ce gouvernement. Tout juste élu, sa priorité aura été de mettre en place le paquet fiscal, multipliant de coûteux cadeaux aux plus riches, au lieu de mettre en place un véritable paquet pour l'emploi, en améliorant les salaires, la consommation et le soutien aux PME"
Oui, c'est l'échec total des politiques de l'emploi de Nicolas Sarkozy. Certes, la crise a paralysé l'emploi, mais la première mesure pour l'emploi mise en place en 2007 bien avant la crise fût la défiscalisation des heures supplémenta…

Face à l'appel "Taxez-nous !" : vous avez dit rigueur ?

C'était le moment de mettre en oeuvre un véritable plan de redressement de nos déficits, mais il n'en sera rien.
Après l’allègement de l'ISF (impôt sur la fortune) qui est le dernier cadeau fiscal de cet été, un appel "Taxez-nous!" de seize très hauts revenus de grand patrons français, ceux directement concernés par l’allègement de l'ISF, réclament de contribuer plus, mais d'une manière "raisonnable", écrivent-ils. Et ce n'est pas la contribution exceptionnelle qui va les déranger ! 3% sur le revenu fiscal de référence à partir de 500 000 €/an, quand au PS on parle plutôt de 4000 €/mois pour définir la base des salaires qui devraient être mis plus largement à contribution... On comprend l'embarras de Fillon quand un journaliste lui demande le rendement de cette mesure. A peine 200 millions, voyez ci-dessous le tweet de Cécile Duflot qui résume bien l'appréciation qu'on peut faire de cette mesure. L'opinion publique, les grands p…

Monsieur 400 milliards* la constitution ne garantit rien !

Ah la règle d'or, voilà une manœuvre du président Sarkozy qui va se retourner contre lui. Si son annonce fût accompagnée d'une vraie réforme fiscale qui eut une incidence sur les déficits, nous n'aurions eu rien à redire. L'équilibre budgétaire ne se décrète pas, il se met en oeuvre.

Sur la forme tout le monde est d'accord, il faut équilibrer les comptes publics. Mais depuis quatre ans, Nicolas Sarkozy n'a eu de cesse de réduire la protection sociale, l'intervention de l'état, le nombre de fonctionnaires, sous couvert d'économies, en continuant les baisses d'impôts, la déréglementation fiscale, à coups de cadeaux fiscaux aux plus nantis. Résultats, il n'y pas eu d'économies qui Ont réglé le problème de la dette, mais plutôt des marges de manœuvre destinées aux politiques clientélistes sans lendemain.
Monsieur 400 milliards*
Nous l'avons écrit à plusieurs reprises, Nicolas Sarkozy est responsable des quelques 400 milliards de déficits …

Plus que le vote utile, c'est le rassemblement utile qui compte.

« Que pensez-vous du "vote utile" au 1er tour, à la primaire PS pour commencer, puis à la présidentielle ? » C'est la question posée par Antenne relais à quelques blogueurs dont je fais partie. Sont invités à y répondre : Juju, Disparitus, Ruminances, Yann, Dadavidov, Des pas perdus, Jean, El Camino, Jacques, Le Grumeau, Bembelly, Le Griffon, Guy Birenbaum, Bruno Roger-Petit, Ménilmuche, Slovar, Trublyonne,Romain le breton, Homer, Des fraises, Minijupe, Marc, Vallenain, Vogelsong, CyCee, Eric, GdC,Polluxe, Gabale, Dagrouik, Romain Blachier, Seb, Lolobobo, Melclalex, Cui cui, David, Olympe,Rimbus, Kalista, SuperNo, 365mots
Notre confrère semble donc séduit par le vote stratégique. Du vote utile, il pense que c'est Hollande le vote tactique pour mettre en place le candidat à la présidentielle le plus apte à l'emporter. C'est son choix, et cela démontre que nous avons chacun notre définition du vote utile.
Moi qui y suis très attaché à cette tactique électorale, i…

l'info en continu a bouleversé la com' politique

On peut le regretter, mais c'est ainsi. Cet article attire mon attention, on y analyse très bien l'incidence de l'information en direct, plus que l'internet c'est effectivement l'arrivée de la TNT qui a modifié l'attitude de nos personnalités politiques.
C'est terrible, un communicant de l'UMP résume: "Les politiques sont désormais dans un direct permanent, un direct en images, bien plus parlant qu'un article de presse écrite ou un reportage radio." Le format choisi par ces chaînes influe également sur le rythme de l'information. "Elles ont accéléré et formaté la parole politique, on ne retient le plus souvent que les petites phrases qui vont défiler dans les bandeaux"
J'en parlais dans ce billet ce matin, me serais-je trompé en me disant que les petites phrases ne suffiraient pas ?

Hé Fillon, vois ma règle d'Or ! On va cogner dur sur la droite !

Je tiens à revenir sur un échange que j'ai eu dernièrement sur twitter, pour introduire ce billet. Je ne vais pas nommer les personnes en question, ce sont deux blogueurs de droite avec qui nous débattons depuis plusieurs années déjà, et que je respecte assez pour ne pas les mettre dans l'embarras. Mais je crois que leurs réactions montrent ce que nous allons vivre prochainement lors de la campagne présidentielle. Pour moi les petites phrases, les postures, ne suffiront pas à ce que la droite échappe à la confrontation de son bilan.
Pour résumer brièvement la teneur des quelques joutes verbales, enfin, plutôt écrites de 140 caractères sur twitter, on m'a reproché d'être insultant, alors que je qualifiais une analyse sur l'obligation d’entériner la règle d'Or, de "connerie". Et de "nul" un argument qui n'avait pas l'air d'en être un. Enfin bref, on m'a snobé parce que, d'après l'un des deux zigotos, je ne faisais pas de…

Missions (voulues) impossibles par le couple franco-allemand

A droite, on pourra toujours clamer haut et fort que ce sommet fût historique, que les propositions sont courageuses, tant que rien de concret n'est mis en œuvre, les mesures annoncées ne sont que de vagues propositions.L'échec est surtout du coté Français, Nicolas Sarkozy n'a pas su obtenir ce qu'il voulait d'Angela Merkel. Du coup, ce qu'il n'obtient pas aujourd'hui, il laisse à penser que nous l'obtiendrons demain avec l'aval des 17 pays de la zone Euro. Nous sommes dans la pure posture, dans la communication de bas étage.
La situation Allemande favorisait le statu-quo de ce pseudo sommet franco-allemand. Quand l'économie en France est paralysée, avec une croissance nulle et une balance commerciale négative, croissance et exportation sont au vert en Allemagne. 10% de chômage en France contre 6% en Allemagne : les situations et les intérêts à défendre ne sont pas les mêmes.
Le couple Franco-Allemand ne s'engage sur rien. Il ne pouvait en…

La croissance sous la droite est nulle, ou est-ce la droite qui est nulle de façon croissante ?

La croissance ne se décrète pas : en voilà une phrase toute faite pour justifier l'impuissance de nos représentants politiques. Leur en déplaise, plus que de l'impuissance c'est de l'incompétence que de ne savoir réellement créer "les conditions" de la croissance.
Que n'entendons nous pas pour expliquer les mauvais chiffres de notre économie ! Cette fois il est question du printemps Arabe, du séisme Japonais, et des incertitudes pesant sur la zone Euro.
Rappelez vous qu'il y a moins d'un an, nos députés ont voté l'établissement d'un budget pour 2011 en déficit de 91 milliards d'euros, en se basant sur une croissance de 2% !!Là est réellement l'incompétence que d'établir des budgets en déficit, en se basant sur des prédictions économiques fantaisistes. On souhaiterait de nos dirigeants, de nos analystes, de nos économistes, un peu plus de réalisme.
Vouloir aujourd'hui l'équilibre budgétaire via la règle d'or, en passera…

Au boulot bande de feignasses !

Alors qu'un enfant sur trois ne partira pas en vacances, que pour plus de la moitié des français, les deux mois d'été ne changent rien à la précarité de leurs situations égales toute l'année, nos parlementaires se demandent si ils ne devraient pas écourter leurs vacances.
Vous allez trouver que j’exagère, mais selon moi, ils n'auraient même pas dû partir en vacances.
La situation l'exige, le plan de sauvetage de la Grèce doit être encore finalisé, le mini-pseudo-crack bousier montre que pour les investisseurs, l'économie, la bourse, il n'y a pas de période creuse tout au long de l'année. Que les signaux Américains, le débat sur le relèvement du plafond de leur dette, allait amener inexorablement la situation que nous avons vécu ces derniers jours.
Et même sans ces situations, notre gouvernement, notre président Sarkozy, devrait être présents à Paris pour au moins donner l'impression qu'ils bossent. Mais non, l'un est au Cap Nègre avec dame Carl…

Règle d'Or : 91 milliards de déficit en 2011, Sarkozy présentera t-il un budget en équilibre pour 2012 ?

Notre gouvernement proposera t-il un budget des comptes publics en équilibre ? N.Sarkozy ne peut décemment prétendre vouloir inscrire dans la constitution la règle d'or, sans se l'imposer au moins pour la dernière année de son mandat. Pour y arriver augmenteront-ils les impôts, ou continueront-ils à réduire les dépenses ?
A huit mois de l'élection présidentielle, à quelques semaines du vote du budget 2012, quelles sont les pistes évoquées pour atteindre cet équilibre ?
Prenons comme point de comparaison le vote du budget 2011 (nous pouvions lire à l'époque,Le projet de budget 2011, qui prévoit une baisse en trompe-l'oeil du déficit de l'Etat français de l'aveu même des députés de la majorité, a été définitivement adopté... soit 91,628 milliards d'euros) : il montre la désinvolture d'un gouvernement qui se fout clairement de notre gueule d'une année sur l'autre.
Nous en parlions déjà ici et , Nicolas Sarkozy cherche à apparaître aujourd'…

La Bourse te fait la leçon

Tout est une question de confiance dans ce grand marché de spéculation et d'incertitude. Le défaut de paiement guide les pas des agences de notation, les créanciers surveillent leurs emprunteurs comme nous surveillons le lait sur le feu.
On entend souvent dire que si nous avons quelques difficultés avec nos dettes, il faut simplement les effacer. Cela serait évidemment le plus simple, faisons table rase des milliards empruntés par nos aînés, ne respectons pas nos engagements. Et c'est bien cette situation que les tenants de la crise financière de 2008 (celle des produits toxiques type subprimes américaines) veulent absolument éviter. La Chine par exemple détient un trillon de dollars de la dette américaine, normale qu'elle s'inquiète de la capacité de remboursement de la première puissance économique du monde.
Pour reprendre l'image du lait sur le feu, sans maîtrise c'est l'ébullition assurée. Jean Michel Six, chef économiste Europe chez Standard Poors, agenc…

Comme @guybirenbaum , @jegoun, et @melclalex envoyez un signal fort aux marchés

Le mien est celui là : Celui de Nicolas est ici , de Guy est , et de Melclalex ^^

Hé Stef ! Tu vois que Sarko fait de bonnes choses !

C'est la remarque d'un collègue de travail qui commente l'application prochaine (Octobre) du versement d'une prime sur les dividendes, voulue par Nicolas Sarkozy.Dans une note interne reprenant les résultats du premier semestre de l'entreprise pour laquelle nous travaillons, il est précisé que notre direction doit rencontrer les représentants du personnel afin de négocier les conditions de versement de cette prime liée à l'augmentation de dividende, selon la nouvelle réglementation en vigueur en France. Nous n'allons pas revenir sur cette mesure déjà fortement commentée, mais plutôt sur la réaction de mon collègue, et plus généralement sur les sujets qui restent en tête de l'électorat.
De quoi s'interroger sur les politiques qui séduisent l'électeur, les candidats qui les représentent le mieux, et donc sur celui ou celle qui a le plus de chance de l'emporter en 2012.
Mon collègue, que nous appellerons Thomas, n'est pourtant pas le plus apo…

@despasperdus les melenchonistes n'ont décidément rien compris !

Notre camarade DPP se fend d'un billet pour nous expliquer à nous, quelques blogueurs trop pro-socialistes à son goût, que nous ne pouvons qualifier d'incompétente la droite aux responsabilités.

Il a raison de rappeler que la droite laisse filer les déficits pour mieux justifier sa politique de régression sociale. Mais en profite au passage pour assoir toujours un peu plus un argumentaire typiquement Melenchonniste, à savoir rompre avec le "neo-liberalisme', changer profondément le système, etc, en tapant une fois de plus sur le PS et l'Europe, coupables de tous nos maux.

Je dois dire que cette vieille rengaine "ils ont tord, nous avons raison" commence à m'agacer, car elle ne prend pas assez en compte la représentativité politique au sein de l'électorat.
Car ce n'est pas seuls quelques dirigeants socialistes qu'il faudrait ainsi blâmer si nous suivions cette logique, mais bel et bien toute une génération d'électeurs qui, en choisissant …

Syrie : Cachez cette guerre que je ne saurais voir

Il ne pourrait y avoir deux poids deux mesures dans nos réactions quant aux situations de répression de dirigeants sur leurs peuples. Moubarak, Kadhafi et Bachar el-Assad ont ce point en commun de réprimer violemment les contestations populaires. Ils bombardent, tirent, tuent leurs peuples. Alors que la tuerie en Norvège a fait 76 morts et qu'on s'interroge sur un possible crime contre l'humanité, la répression en Syrie qui a déjà fait près de 140 morts ces derniers jours, elle, se fait à couvert face une communauté internationale sans voix.
Depuis Mars, le peuple Syrien réclame des réformes, manifeste son mécontentement face à un président sourd, qui attribue ces manifestations à "des groupes armés soutenus par des puissances étrangères" Certes c'est le pays des frères musulmans, des alaouites, des sunnites dirigeant le Comité sécuritaire au sein du gouvernement, la situation est compliquée. Mais quand le président Bachar el-Assad félicite ses troupes, faisant …