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[l'étau se resserre] E.Woerth mis en examen, De Maistre en détention, bientôt N.Sarkozy ?

C'est tout l'UMP qui prétendra qu'il faut s'interroger sur une affaire judiciaire qui éclate en pleine campagne électorale. Mais l’accélération des mises en examen des proches de Nicolas Sarkozy dans le financement occulte du parti UMP pour la présidentielle de 2007 suit un long cheminement qui ne s’arrêtera pas avant la possible réélection du candidat sortant. Ici, la détention provisoire ne mène pas forcément à la mise en examen, encore moins à la condamnation, mais l'étau se resserre.

Déjà mis en examen le 15 décembre dernier, notamment pour escroquerie et abus de confiance, l'ancien gestionnaire de fortune de la milliardaire Liliane Bettencourt est entendu une nouvelle fois par le juge bordelais Jean-Michel Gentil, en charge des enquêtes.
Patrice de Maistre, qui a géré la fortune de l’héritière de l'Oréal de 2003 à 2010, est accusé par l'ancienne comptable de la milliardaire d'avoir remis 150.000 euros en espèces, à Eric Woerth, pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.
Les accusations sont nombreuses, des liens financiers sont établis entre Eric Woerth, ancien ministre du budget, et trésorier de l'UMP en 2007, et l'homme de confiance de Liliane Bettencourt. 
Des conflits d’intérêts évidents à l'image de l'embauche en 2007 par Patrice de Maistre de l'épouse de l'ancien ministre, qui avait remis la Légion d'honneur au gestionnaire de fortune quelques mois plus tard.

Au mois de février dernier, Eric Woerth, entendu à son tour par le juge Jean-Michel Gentil durant deux jours, a été mis en examen pour "recel" des 150.000 euros qui auraient servi à financer la campagne de Nicolas Sarkozy.
La découverte de nouveaux versements suspects : Les enquêteurs ont découvert récemment des retraits en espèces en Suisse de quatre millions d'euros au total effectués au nom de Liliane Bettencourt entre 2007 et 2009, dont deux retraits de 400.000 euros chacun au premier semestre de 2007, au moment de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.
Depuis l'été 2010, nous avons pris connaissance des versements frauduleux de la richissime famille Bettencourt à la famille politique UMP. A l'époque c'est le défunt mari de la milliardaire, Mr André Bettencourt qui signa des chèques d'un montant beaucoup plus élevés que les 7500 € autorisés par la loi. Valérie Pécresse aujourd'hui ministre du budget à la place de Eric Woerth le sait trop bien, puisqu'elle en a également profité à la même époque lorsqu'elle était candidate en île de France.
Avec le financement des micros partis politiques satellites de l'UMP, plus nous déroulons le fil du financement de ce parti à l'époque de la campagne de 2007, plus on se rend compte que l'affrontement électoral n'était pas équilibré tant les moyens furent disproportionnés. Ségolène Royal avait récolté 743.000 euros de dons de personnes physiques pour le PS. Nicolas Sarkozy, lui, pouvait s'appuyer sur une somme de plus de 9 millions d'euros
La question est donc légitime, N.Sarkozy a t-il volé sa victoire en 2007 ? Sera t-il entendu en cas de défaite en Mai 2012 ? 
Ségolène Royal déclarait dernièrement que N.Sarkozy voulait être réélu pour l'immunité, en cas de défaite sera t-il placé en détention provisoire et mis en examen ?

Commentaires

  1. Le montage Sarko derrière les barreaux est excellent! Bravo!
    Il n'y a pas de raison qu'il ne devienne réalité!

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  2. Sarkozy veut oublier ce "prêt" de 3 millions.

    Il veut croire que c'est la faute aux médias, à quelques médias. En début de semaine, Nicolas Sarkozy a publiquement accusé le Monde de rouler pour le candidat François Hollande. Le quotidien du soir avait titré sur cette enquête du juge Gentil sur l'éventuel financement occulte de la campagne de Nicolas Sarkozy par les époux Bettencourt en 2007.

    Il avait la trouille, et faisait mine de n'y rien paraître. Il espérait que cette France silencieuse qu'il cherchait tant ne lisait pas ses rares médias perturbateurs.

    Jeudi 29 mars, en déplacement dans le Gard, Nicolas Sarkozy refusa donc de répondre à une question de Mediapart, sur une autre affaire : comment avait-il pu financer l'acquisition de son duplex sur l'île-de-la-Jatte, à Neuilly-sur-Seine ? A l'époque, il avait prétexté un prêt de 3 millions de francs (200.000 euros) de l'Assemblée nationale. Et le prix d'achat était déjà largement inférieur aux prix du marché.

    La journaliste de Mediapart, sur cette video, est empêchée d'insister. Nicolas Sarkozy lui-même pose la main sur la caméra « pour l’empêcher de filmer.»

    La journaliste, Valentine Oberti, avait pourtant enquêté. Le candidat Sarkozy, en 2007, n'avait pu bénéficier d'une telle largesse de l'Assemblée. Car cette dernière ne pouvait prêter que 1,2 million de francs, et non 3 millions de francs. Et l'Assemblée ne put garantir l'existence d'un tel prêt.

    L'enquêtrice de Mediapart s'est interrogée. Elle avait retrouvé l'acte de vente. Le futur monarque avait écrit cette curieuse formule : « avoir obtenu l’ensemble des prêts nécessaires au financement de mon acquisition », sans pourtant préciser la source de ses apports.

    Mediapart précise : « Plus de quinze années après l’achat, nul ne sait donc comment le président de la République a financé son appartement, et ainsi constitué une grande partie de sa fortune personnelle. ».

    On résume : Nicolas Sarkozy a bénéficié d'un (ou plusieurs) prêt(s) secrets pour environ 3 millions de francs (450.000 euros).

    Vendredi 30 mars, on apprit que Patrice de Maistre, l'ancien gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, restait en détention. Il avait plaidé la faiblesse physique. Mais la Cour d'appel de Bordeaux a rejeté sa demande de libération, confirmant « l'ordonnance de placement en détention provisoire et ordonnant une expertise médicale pour vérifier la compatibilité de la détention avec son état de santé».

    Pour le camp Sarkozy, c'est un coup dur. Patrice de Maistre avait été mis en examen pour « soupçon de financement frauduleux de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy de 2007 », puis écroué depuis le 23 mars pour « abus de faiblesse et abus de biens sociaux ». Il a résisté, il n'a rien dit, rien avoué.

    Par définition, ce maintien en détention signifie que la détention a son importance pour les juges. « La justice veut empêcher M. de Maistre de détruire éventuellement des preuves » précisait l'envoyé spécial du Parisien. Le juge Gentil veut qu'il craque. Et d'ailleurs, de Maistre était aux bords des larmes ce vendredi.

    La coïncidence de certains retraits d'espèces en Suisse au printemps 2007 et des rendez-vous politiques le trouble au plus au point. Pire, Patrice de Maistre a eu une défense curieuse : «Je n'ai rien fait de ce qui m'est reproché, j'ai seulement travaillé. Ce que je n'ai pas fait, c'est arrêter un système qui existait depuis 40 ans». Et il ajouta : «Ça aurait été plus facile pour moi de dénoncer».

    C'était exactement ce que la justice attend. Qu'il dénonce. « Patrice a tout intérêt à parler. Sinon, il risque de passer plusieurs mois en prison, et il fera figure de prévenu vedette quand viendra le moment du procès » avait confié à Mediapart un ami du gestionnaire.

    http://sarkofrance.blogspot.fr/2012/04/sarkozy-veut-oublier-ce-pret-de-3.html

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