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Quand la pauvreté ne choque plus

Des sites d'information font pour certains des titres ce matin qui devraient interpeller : "la descente aux enfers peut être rapide" par exemple. La précarité s'installe, et il est question du rapport annuel sur la pauvreté par le secours catholique. Mais l'information passe, comme chaque année, et même si l'on insiste sur l'accroissement du phénomène, c'est une information qui sera très vite digérée, diluée, par des commentateurs aveuglés aux discours convenus sur le sujet.


Compétitivité de la connerie, quand les argentiers de la planète se payent les pauvres.

Ce rapport pointe le décrochage des revenus des plus pauvres, au moment où le FMI conseillait à la France de baisser le SMIC dans le cadre du plan compétitivité, on peut constater là le dédain des grands financiers de ce monde pour les plus précaires d'entre nous.

Le seuil de très grande pauvreté est de 650 €/mois, les recommandations du FMI sont juste surréalistes, en conseillant à la France de baisser le SMIC (comme en Grèce où il n'est plus que de 750 €/mois) cette institution demande clairement à un pays de s'appauvrir.

Il est là le vrai décrochage de nos sociétés, quand il y a crise économique, il y a des victimes de ces crises. Et à chaque fois il est question pour s'en sortir des cotisations sociales des entreprises qui devraient être toujours plus légères, des salariés qu'on souhaiterait toujours plus flexibles pour atteindre des objectifs et des rendement toujours plus hauts.

Et lorsque la solidarité est évoquée, elle l'est pour soutenir le système bancaire défaillant, responsable de cette même crise.

Quand la pauvreté ne choque plus, que la solidarité est un vain mot, que reste t-il de notre modèle de société ?

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