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Articles

Affichage des articles du décembre, 2012

Il suffirait de...

Au moment où l'on annonce une certaine continuité des mauvais chiffres de notre économie, chômage et faible croissance au troisième trimestre, une commande historique au chantier de Saint Nazaire démontre qu'il suffirait de quelques annonces de ce type pour que l'économie française décolle enfin en 2013.

Un contrat qui va rapporter un milliard d'euros, et près de 10 millions d'heures de travail,  c'est ce que représente la commande de ce paquebot géant. La France a un incroyable talent, celui d'être, malgré ce qu'on en dit, un des pays les plus compétitifs, les mieux équipés en industrie de haute technicité, pour participer aux chantiers de demain.

Ici on évoque la construction d'un paquebot géant, mais il a été aussi question dernièrement de la propulsion d'Ariane 6, le lanceur successeur d'Ariane 5. La France a des difficultés avec ces moyennes industries, mais possède des atouts que de nombreux pays peuvent nous envier.

Le directeur des ch…

#Depardieu Minable ? Déserteur et Odieux aussi !

En se servant du JDD pour répondre au premier ministre, c'est à tous les français que Gerard Depardieu s'adresse. Dès lors puisqu'il interpelle publiquement, il est normal que chacun puisse à son tour prendre position.


L'acteur n'aurait pas supporté être injurié par Jean-Marc Ayrault explique t-il, le mot de "minable" étant de trop selon lui. Comme je l'ai indiqué en titre, je trouve odieux cette méthode qui consiste à critiquer par médias interposés un gouvernement et à travers lui, le pays tout entier. Gerard Depardieu aurait pu montrer son mécontentement dans une quelconque émission TV, ou en interview avec des journalistes, mais non ce monsieur ne souhaite pas se justifier.

Il estime ne pas avoir «à justifier les raisons de (son) choix qui sont nombreuses et intimes». Il déserte.

Mais en affirmant qu'il ne souhaite pas se justifier, il précise quand même : «Je pars parce que vous considérez que le succès, la création, le talent en fait la diff…

A Florange, le dialogue social est mort

J'avais écrit déjà il y a trois semaines que F.Hollande décevait de plus en plus. Qu'il n'avait pas su se servir de la légitimité des urnes, que le début de son quinquennat donnait l'impression que les mesures prises semblaient inefficaces. Parce qu'il fallait parfois trancher ou faire dans le consensus, au risque de déplaire dans les deux cas, sa politique est de moins en moins comprise. Mais là avec ce nouvel épisode d'ArcelorMittal, le peu de crédibilité du couple exécutif vient de partir en lambeaux. Avec Florange, l'idée que Francois Hollande voulait restaurer le "dialogue social" est partie en fumée.

Si F.Hollande était resteé dans l'ombre de son premier ministre le temps des négociations sur le devenir du site de Florange, une fois interpellé par les syndicalistes suite à l'information du retrait de la candidature par Mittal du projet Ulcos1, F.Hollande a "promis" que le projet Ulcos2 verrait le jour, allant jusqu'à d…

Le coup de Poker menteur de J-F Copé

La scission de l'UMP est maintenant actée depuis qu'il y a officiellement deux groupes parlementaires à l'assemblée. Si F.Fillon laisse à penser qu'il pourrait dissoudre son groupe en cas d'accord avec J-F Copé, il lui faudra d'abord admettre qu'il a perdu quasiment définitivement le leadership au sein de sa famille politique. A moins de renverser la table de jeu de Poker-menteur auquel se livre J-F Copé.

Ce dernier ne manque pas de toupet et d'imagination, quitte à donner l'impression de rétropédaler. Faire appel à nouveau à un référendum,  alors qu'il y a quelques jours, il prétendait que les conditions n'étaient pas réunies pour en organiser un, alors même qu'il était déjà à l'origine de cette même proposition, c'est comment dire... Une façon d'embrouiller F.Fillon pour lui faire accepter la défaite au moins pour les semaines à venir, pour mieux noyer le poisson.

Sauf qu'à vouloir trop entourlouper son monde, J-F Copé …

La casse du code du travail va t-elle continuer ?

Et pendant ce temps là...

Au moment où le bruit médiatique est assourdissant des bêtises de l'UMP, des polémiques éditorialistes, les négociations sur "la sécurisation de l'emploi" voulues par le gouvernement continuent à butter dans une confrontation stérile si typique du dialogue social à la Française.

Les Organisations syndicales n'arrivent pas à aborder sur un même thème les mêmes solutions, et on constate le fossé qui les sépare sur le sujet de l'emploi. Le patronat veut assouplir les licenciements pour faciliter l'embauche de salariés dont on pourrait se séparer plus facilement, il veut "dérèglementer" quand les syndicats de salariés voudraient au contraire plus de "réglementation" avec des droits nouveaux.

Voyez ici les approches différentes des uns et des autres :

Pour le patronat il faut :

-généraliser les contrats de projets, et créer les CDI intermittents
-Contourner le licenciement économique avec de nouvelles procédures
-g…

Les projets d'intervention des Etats pour la défense de nos entreprises devraient se multiplier

On peut comprendre que les salariés des hauts fourneaux de Florange soient déçus de ne s'être toujours pas débarrassés d'un patron auquel ils ne font plus confiance. Il n'y a pas de nationalisation temporaire de cet outil de travail qui permette de tirer un trait final sur cette relation douloureuse d'employés d'une entreprise avec leur patron. Si il n'y a plus de plan social, le combat syndical doit continuer pour que les "petites" perspectives positives avancées hier par le Premier ministre se réalisent.

Dès lors, que penser de ce projet de "Nationalisation" mis en avant, de cette menace d'OPA d'Etat qui a donc permis au géant de la Sidérurgie de revoir ces positions. Une chose est sûre, ce projet de nationalisation ne pouvait être que temporaire, car ce n'est pas le rôle de l'état que de fabriquer de l'Acier. Les engagements pris par Mittal sous le contrôle de l'Etat (d'un gouvernement fraîchement élu qui pourr…