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Articles

Affichage des articles du janvier, 2013

"Travailler plus collectivement pour gagner plus collectivement"

Michel Rocard a de bons restes, il préconise un nouvel abaissement du temps de travail.

C'est dans un entretien au JDD qu'il donne ses préconisations pour l'économie française. L'ancien premier ministre part du constat que la création d'emplois va rester difficile dans les prochaines années parce que les exportations sont faibles dans une Europe en récession. Il pense qu'"il y a le feu", urgence à agir. Dans ses propositions, il y a du bon et du moins bon, l'idée de la semaine à 32 heures me séduit particulièrement.
Je ne pense pas qu'il serait question cette fois comme avec la loi Aubry d'une loi qui s'appliquerait à tous, mais d'une nouvelle formule facultative. 32 heures hebdomadaires, c'est à mi-chemin entre un emploi à temps complet comme on le connait aujourd'hui, et à mi chemin de ces emplois à temps partiel pour lesquels les heures supplémentaires ne suffisent plus.  Une formule plus séduisante que cette modulation sur …

Communiquer, Mobiliser contre l'Accord national interprofessionnel du 11 Janvier 2013

La CGT avait annoncé son intention d'informer les salariés sur les reculs sociaux annoncés par l'accord interprofessionnel du 11 Janvier dernier. Le document était attendu, et il est plutôt bien fait.

Pour chaque grand thème évoqué, sont comparées la situation d'aujourd'hui et celle de demain une fois la mise en oeuvre de ces modifications du code du travail.

Vous pouvez le consulter ici

Sur le fond, on prend la mesure des conséquences de ces modifications.

Les salariés qui seront concernés risquent beaucoup, deux exemples :

-Demain, les salariés qui refusent l’application d’un accord collectif «maintien dans l’emploi» seront licenciés pour motif économique individuel, et le motif du licenciement sera inattaquable!

-un accord d’entreprise peut autoriser votre employeur à vous muter sur un autre poste, à vous envoyer à l’autre bout de la France. Si vous refusez, vous serez licencié pour motif personnel !

En plus de prendre connaissance de ce quatre pages, vous pouvez li…

L'insécurité, le signe d'une société qui s'appauvrit

Les chiffres de la criminalité, de la délinquance, communiqués par M.Valls, le ministre de l'intérieur sont en demi teinte. Si les homicides sont en recul, les cambriolages et trafiques de drogue sont en hausse. J'y vois le signe d'une société qui en s'appauvrissant ne laisse parfois plus d'autres choix que de sombrer dans la criminalité.

Il n'est pas question ici d’excuser  mais de comprendre. La précarité s'est accrue ses dernières années, depuis 2008 la crise financière des banques a laissé place à l'une des pires crises économiques que nous ayons connu. Dans toutes les régions, les entreprises ferment, il y a une sorte de désertification de certains tissus économiques, qui,  il y a seulement quelques années, nourrissaient encore des familles entières.

Du coup, on assiste à du jamais vu, en Indre et Loire, des éleveurs retrouvent des vaches dépecées :  la viande serait-elle devenue trop chère pour qu'on en vienne à se servir directement dans les…

Racisme ordinaire : La discussion "à la con" du boulot

J'ai encore eu une discussion "à la con" hier avec l'un de mes collègues de travail. Il était question au début de la conversation du terroriste français ayant participé à l'attaque du site gazier d'In Amenas en Algérie. De fil en aiguille, la discussion a dérivé sur les problèmes d'intégration en France de certaines communautés, pour finir par stigmatiser carrément les "Arabo-musulmans".

Alors ça m'a fait penser à une discussion à laquelle j'ai participé dernièrement sur Facebook où il était question pour les uns de combattre systématiquement les idées qui mènent au fascisme, pour les autres d'éviter au contraire de parler de ces choses là, qu'en dé-diabolisant le FN, ça le banaliserait.

La banalisation des idées du FN explique justement que j'ai pu avoir cette discussion "à la con" hier sur mon lieu de travail. Il y a quelques années, ces discussions existaient déjà mais ces échanges ne se faisaient pas ouverteme…

#Renault + de suppressions d'emplois pour + de profitabilité.

J'avais pris Renault en exemple dans mon billet de lundi, pour parler de cette flexibilité qui pose de nombreuses questions. Depuis, ce fleuron de l'industrie automobile a annoncé sa volonté de supprimer 7500 postes en France.

Le but ?Augmenter encore plus le niveau de profitabilité de l'entreprise ! En 2012, si on avance des pourcentages de ventes en baisse sur le périmètre France, la société Renault dégage un bénéfice net de 746 millions €.

Pour justifier la suppression des emplois en France, la direction de chez Renault avance sa volonté de réaliser près de 400 M€ d'économies. C'est exactement le montant de la baisse de marge de 23% de 486 millions d'euros.

Vous l'aurez compris, les suppressions d'emplois en France vont permettre de dégager de nouvelles marges, alors que c'est sur l'activité globale que la baisse de marge est enregistrée.

Renault est dans un chantage à l'emploi une négociation avec ses syndicats, et rien dans le projet de …

Les reculs sociaux dictés par le MEDEF seront combattus ! #wagram #negoemploi

On va l'entendre de plus en plus, le parlement n'est pas obligé de "ratifier" par la loi un projet d'accord signé par des syndicats minoritaires. Il n'est pas trop tard pour amender des règles qui auraient pour conséquence de graves reculs sociaux. Certaines d'entre-elles seront même peut-être jugées anticonstitutionnelles.

Après s'être gargarisé du retour au dialogue social après les années Sarkozy, on va vite se rendre compte que certaines mesures qui n'ont pas fait l'objet de débats dans la société sont vivement rejetées. 
Malgré les quelques miettes lâchées aux salariés, comme l’instauration d’une complémentaire santé généralisée, des représentants du personnel au conseil d’administration ou la taxation des contrats courts… Les travailleurs sont les premières victimes de cette régression sociale inédite voulue par le Medef.
Le patronat a fait carton plein sur la flexibilité et obtenu un maximum de dérogations au Code du travail. Gérard Filoch…

Une flexibilité qui pose des questions.

Certes, il y a des avancées intéressantes dans le projet d’accord sur la « sécurisation de l’emploi », mais comme le dit Juan « on ouvre la porte » par la négociation, par accord d’entreprise, à la baisse des salaires. Il est là l’élément majeur de cet accord.

Parce que pour le reste nous avons déjà des règles du travail qui permettent beaucoup de flexibilité (intérim, CDD, licenciement économique, conventionnel, etc…) Non, ici, le MEDEF a réussi à faire passer l’idée que c’était aux salariés de financer le chômage partiel ou même d’accepter des baisses de salaires sans baisse du temps de travail, et ça temporairement, jusqu’à 2 ans toute de même.
Ce type d’accords négociés  dans les entreprises prévoit de maintenir les effectifs en échange de concessions des salariés en matière de rémunérations, de durée du travail, d’organisation du travail et de mobilités forcées.
Nous voyons déjà fleurir dans la branche automobile des exemples flagrants d’atteintes au Contrat de travail à Durée indét…

Négociations emploi / les blogueurs m'ont déçus

J'ai cherché, mais je n'ai pas trouvé beaucoup d'articles de mes camarades blogueurs sur les négociations concernant la "sécurisation" de l'emploi. Négociations que François Hollande voulait pourtant "historiques". Et je crois deviner qu'il y a eu comme une gêne, l'embarras pour certains, de devoir afficher leurs contentements sur des propositions du MEDEF, ou pour d'autres la simple volonté de ne pas afficher leurs désapprobations surtout chez les hollandolâtres.

Pas de débats, pas d'idées, pas d'avancées :Slovar a par contre fait un excellent boulot, comme d'habitude. Heureusement que des gens comme Gérard Filoche était là pour préciser les choses : "Il n’y a rien de « gagnant-gagnant » là dedans ! Une taxe pour les contrats courts, qu’est-ce à côté du droit fondamental de licencier sans motif ? Qu’est ce qu’une « complémentaire » santé à charge des salariés, à coté de l’acceptation de pactes de compétitivité baissant …

Pas d'accord plutôt qu'un mauvais accord !

Il ne faut pas qu'il y ait d'accord ! Au gouvernement de prendre toutes ses responsabilités si il veut avancer sur l'assouplissement du droit à licencier. Il est là le blocage majeur, sous couvert d'avancées mineures qui peuvent être obtenues dans d'autres négociations, ce sont les garanties qu'apportent le CDI que le patronat souhaite faire sauter.
Dans les propositions des patrons, le contrat de travail ne protégerait plus le salarié, même sur sa rémunération.

C'est l'article 17 du projet d'accord qui pose problème, il entérine en quelques sortes les accords compétitivité emploi votés sous Sarkozy comme une nouvelle règle générale pouvant être appliquée partout à partir du moment où il y a un accord d'entreprise. En cas de refus du salarié de baisser son salaire, même temporairement, celui-ci serait licencié.

Je l'écrivais hier, tant que subsistera le chantage aux baisses de salaires avec la menace de licenciement, aucune organisations synd…

#MEDEF #CFDT #GVT Des compromissions sur le dos des salariés.

A quoi joue la CFDT !? A la veille de la reprise des négociations sur le projet gouvernemental de "sécurisation de l'emploi", différentes informations s'entrechoquent.

Cela fait maintenant plus de quatre mois que nous assistons à une opposition entre organisations syndicales, patronales et salariales. Les propositions des uns et des autres n'étant pas du tout les mêmes, on peut se demander si le gouvernement n'aurait pas dû émettre des orientations plus précises. En tout état de cause, si il n'y a pas d'accord, le gouvernement a déjà prévenu aujourd'hui qu'il légifèrera. Et franchement, on préférerait qu'il prenne ses responsabilités seul !

Une réforme qui intervient au moment où les deux premières organisations syndicales de salariés changent de leaders.
Si la CGT, première organisation syndicale en France a déjà prévenu qu'il n'était pas possible de s'accorder sur les propositions du MEDEF, la CFDT montre des signes de volont…

La France, tu la payes même si tu la quittes

F.Hollande semble vouloir tenir un de ses engagements de campagne, de revoir les conventions fiscales avec les pays limitrophes à la France, il déclarait dernièrement vouloir le faire avec la Belgique, c'est chose faite avec la Suisse.
A terme, et des déclarations vont dans ce sens, comme aux Etats-Unis, l'Etat pourrait imposer les citoyens français vivant à l’Étranger quelque soit leur pays de résidence.
L'exil fiscal est un phénomène marginal à la symbolique forte

Lorsqu'on fait des titres dans la presse pour dire que le nombre d’exilés fiscaux en Belgique a doublé d'une année sur l'autre, et qu'on parle de 60 à 120 contribuables, parle t-on réellement d'une réalité probante, d'un exode massif ? Clairement NON, d'ailleurs cet article tend à prouver le contraire : plus de Belges et de Britanniques deviennent français que l'inverse. Quand bien même, y aurait-il péril pour les finances publiques ?

Assurément NON, une étude du syndicat des Fin…

Ils ravivent la lutte des classes

On a pourtant tout dit et écrit de ces quelques déserteurs exilés fiscaux, qui comme Depardieu préfèrent payer leurs impôts ailleurs qu'en France, mais le dégueulis libéral qu'on nous déverse depuis quelques semaines déjà m’insupporte de plus en plus. La complainte des riches me donne la nausée.

J'écrivais hier chez @sebmusset que la lutte des classes n'avait jamais vraiment cessé, c'est en fait la classe des plus aisés, pour ne pas dire des riches, qui mène la lutte. Installés aux postes clefs de notre société, ils ont maintenant toutes les armes pour défendre leurs intérêts.
Christian Saint Etienne par exemple s'exprimait hier sur la chaîne publique France5, dans l'émission "C à dire" en tant qu’économiste. 
Sans que jamais ne soit précisé qu'il est adhérent de l'UDI, ses propos furent ceux d'un militant politique, pas de contradicteur, pas de demi-mesure, l'argumentaire typique de la droite libérale a le champ libre. Critique du…